Des professionnels d’exception au Studio REY
Patrick, Carole, Marie, ne sont pas photographe, du moins, pas comme ont l’entend communément.
Ils vivent de leurs images et sont toujours étonnés par ce qui les environne. Ils montrent timidement leur travail au grand public, et se cache derrière un nom qui n’évoque rien à la grande majorité des lecteurs. Tous ont une commune passion pour les rencontres, les histoires; des propensions indispensables pour le reportage! Leur capacité à capter les regards, leur parfaite maîtrise technique les place définitivement dans la catégorie des humanistes. Sans affiliation, sans aucune prétention déplacée, ils possèdent le sens du cadrage, la maîtrise parfaite de la lumière.
Ces journalistes d’exception composent les STUDIO REY et rassemble une véritable communauté de passionnés. Depuis quelques années nous traversons une crise de la presse avec beaucoup de difficultés, notre diversification vers d’autres domaines d’activités était notre seul salut! Notre société s’est lentement orientée vers le monde de l’entreprise, du Corporate, de l’évènementiel… Nous trouvons ensemble le parfait équilibre, un positionnement très réaliste et enrichissant dans notre monde en pleine mutation. Nous proposons depuis quelques années du reportage de mariage… une parfaite symbiose de nos expériences, reposant sur nos compétences, nos talents, un véritable équilibre entre « commande » et travail plus intime.
Leur travail est totalement en marge de ce qui était jusqu’alors proposé. Très peu de journalistes avaient franchi le pas vers ce type de photographie…Longtemps réservé et préservé par les artisans! Photographe Journaliste de Mariage ne signifie rien si les qualifications et l’expérience ne sont pas confirmés par de longues collaborations éditoriales; c’est bien souvent une soupe marketing frelatée par des « opportunistes » peu scrupuleux n’hésitant même pas à se prétendre inspiré par les grands nom d’une profession dont ils ne connaissent rien.
Nous proposons une véritable expertise du reportage, une expérience en mesure de permettre la captation, la ferveur, l’émotion et l’engagement. Nous sommes des artistes de passions capables d’entrer en « résonance « avec votre histoire. Complicité, intensité pour un reportage authentique, loin des artifices, des poses factices et compliquées
Ecrit par jcrey, le juil 25, 2012 • Catégorie: photographie de mariage, photojournaliste• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Une photographie unique pour les mariages à LYON
Au confluent du Sud et du Nord, Lyon est bien la capital de la région Rhône-Alpes et deviendra une porte incontournable pour le Grand Sud Européen.
Notre STUDIO ne pouvait être absent de Lyon, deuxième agglomération de notre pays.
Lyon est devenue au fil des ans, grâce son dynamisme, une des régions les plus importante pour son commerce extérieur et totalise à elle seul plus de 10 % de notre PIB. C’est également, historiquement la première région textile en terme de bassin d’emploi et d’activité économique puisque 70 % de la production Française en dépend.
Orienté vers l’avenir, la Région lyonnaise fait preuve d’innovation et renforce particulièrement les secteur clef pour la santé et les technologies propres.
Le Grand Lyon peut compter sur cinq pôles compétitifs Nationaux, dont deux mondiaux.
Lyon est le fer de lance des bio-industries et des biotechnologies en région mais également des technologies de l’information.
Les magazines français et internationaux en parlent abondamment, regardant à l’horizon 2020, et plaçant Lyon comme l’une des plus vaste métropoles européennes. Une ville extraordinaire ayant fait des choix stratégique intelligent et pertinent. Elle à reconquis ses berges, ses rues où le piéton, les tramway , les cyclistes, vivent en harmonie. Une ville capable d’invité la campagne au cœur des communauté urbaine.


Les Lyonnais participent à la magnificence de leur ville, deux fois millénaire. Ils ont les discrètes adresses cachées de la Croix-Rousse ou des marchés du dimanche. Mais Lyon, c’est également une ville du passé, enraciné par ses traditions, ses cercles. Devant les portes de la cité des gones, tout un département, la Loire, extrait une parcelle de ses ressources d’un fleuve homonyme, l’enrichissant d’une tradition batelière unique en Europe.
Les studios Rey sont semblables à des agences de communication, avec un leader, des aptitudes qualifiées et reconnues pour la création de supports visuels pour tout secteur d’activité.
Notre savoir-faire et notre connaissance technique peuvent se déployer dans divers domaines : humanitaire, social, industriel, documentaire. Notre expertise se nourrit d’expériences et d’énergies variées, mises au service de notre art.
Ecrit par jcrey, le juil 20, 2012 • Catégorie: photographie de mariage, photojournaliste• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage LYON • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Des photographes d’exception
Notre art photographique est axée sur le naturel, la spontanéité, pour une cérémonie forte de moments intenses. Le terme de photojournalisme traduit parfaitement le style de reportage que vous exigez d’un artiste photographe. Celui-ci est apte à capter avec émotion ces instants fragiles et éphémères et vous offrir des clichés inattendus et chargés de sensibilité.
C’est le savoir-faire journalistique qui inspire nos photographes de mariage. Ceci entraîne naturellement une expertise technique alliée à des aptitudes de l’écoute, à la compréhension tout en étant capable de se fondre dans l’environnement présent.
Nos collaborateurs ont suivi des formations professionnelles qualifiantes dans un secteur extrêmement fermé. Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.
Le jour de votre mariage, vous ne remarquerez plus le photographe car il agira avec une grande discrétion, sans s’immiscer dans le déroulement de la cérémonie. Il saura toujours prévoir, saisir votre émotion, votre joie. Il s’adaptera à la fugacité d’un moment et vous en retransmettra l’intensité par des prises de vues exceptionnelles et uniques.
Notre formation professionnelle nous a enseigné l’art de la photo académique. Nous ne l’avons pas oublié et si nous proposons des photos improbables, nous offrons, à la demande, des photos formelles du jeune couple avec ses invités, sa famille. Ces clichés rendent témoignage de votre histoire de façon classique, mais toujours appréciée.
Ecrit par jcrey, le juil 04, 2012 • Catégorie: Featured, photographie de mariage• Tags: photographe de mariage, photographe mariage LYON • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
PHOTOGRAPHE
Notre métier de photographe est un avant tout passionnel ! Une profession n’ayant pas simplement pour objet, la technique ou l’attente d’une certaine reconnaissance… Un photographe doit bien entendue en premier lieu apprendre son métier ! Le nombre de places étant très restreint les formations diplomantes sont devenues incontournable dans de nombreux domaines d’activité.
« Apprendre sur le tas » n’a rien d’impossible mais c’est une voie qui semble des plus hasardeuses ! Et puis ! A bien y réfléchir, apprendre, étudier, faire des choix en connaissance de cause parait tout à fait en accord avec les fondamentaux même de ce métier, des professionnels qui ont pris le temps avant nous de ce qualifier et valider un certain nombre d’acquis indispensable !
La photographie est en pleine mutation, ayant évolué relativement lentement durant des décennies, elle traverse depuis peu de profonde évolution technogique et social ! Les photographes doivent donc être en mesure de faire preuve d’une constante adaptabilité technique et professionnelle.
Depuis toujours je tache d’invité mes images sur la scène des médias, partager mes engagements humanitaire et social … 20 ans de presse, de petite et de grandes batailles J Notre agence redonne un sens à ce parcours, une nouvelle dynamique à une carrière plutôt bien remplie J Nos photographes journalistes ont une richesse et une approche qui à engendré une émulation créative et constructive ! L’aventure de la photographie de mariage à contribué pour beaucoup à enfin donner les moyens matériel à la réalisation de grand reportage presse en toute indépendance ! Une épopée magnifique, une aventure rendue possible grâce à nos mariés et aux entreprises qui nous plébiscite depuis la création des STUDIO REY.
Mes confrères photographes journaliste possèdent tous l’expérience et les qualifications, une grande complicité partagée, ils enrichissent notre métier grâce à de véritables moments de partage, nous voyageons et composons ensemble cette formidable aventure ! Le pari semblait pourtant incroyable, improbable. Les « spécialiste du mariage » sont légion, même si un grand nombre ne peut être considéré comme véritablement pro, ils existent une frange de cette spécialité qui proposent des reportages d’excellence ! Nous sommes affilié au SNJ (syndicat National des journalistes), nous défendons clairement des tarifs et des salaires raisonnable, ce qui ne semble pas être le cas dans le domaine de la photographie de mariage dans lequel une majorité proposent des tarifs peu réaliste pour pérenniser une activité ! Rapidement j’ai pus percevoir que les « mariagiste » parlent de concurrents et non de confrères (a quelques exception prè)….
Notre expérience du grand reportage nous permet de nous « effacer » pour être véritablement présent ! La, au bon moment, cherchant la force, l’intensité. Nous sommes au cœur de vos reportages, confrontant nos expériences, nos sensibilités et votre aventure, votre histoire !
Ecrit par jcrey, le juin 06, 2012 • Catégorie: Featured, photographie de mariage, photojournaliste• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage, photographe mariage LYON, photographe mariage PARIS, reportage mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
INDIA
L’INDE
Un voyage mainte fois reporté pour de mauvaises raisons…Nous y voila, un horizon qui donne l’énergies et la motivation pour un été très chargé en reportage de mariage, 3 journalistes m’accompagnent désormais dans l’aventure de notre nouveaux Studio!
L’inde, de nombreux séjours, plusieurs année sur place et toujours la sensation de ne pas avoir compris. Les rues trépidantes et bruyante de musique, de rickshaw pétaradant, d’ enfants partout courant au hasard d’un univers surpeuplé. Nous sous estimons depuis toujours ce pays, presque continent, et pourtant! Nous en étions encore à nous réchauffer dans nos cavernes, qu’ils possédaient déjà leurs dieu, leur écriture…Toute les généralités sont dénué de sens, vide d’intelligence et d’ouverture. Ce peuple est capable de vous surprendre, de vous transporter vers le meilleurs comme le pire! Les Indiens tachent de vous enrichir de la lenteur, la délectation du temps qui passe inutilement, l’ordinaire prend alors toute sa valeur. Pour un photographe, un artiste, c’est en général une révélation! Un dédale d’émotions et de sentiments totalement nouveau, une marée incontrôlable capable de submerger tous nos repères. J’attends beaucoup de ce voyage, la maturité, l’expérience, m’apporteront probablement un autre regard, une profondeur nécessaire à une perception différente, un « rythme » nonchalant loin de mes 20 ans,… Je n’ai pas encore la sérénité de nos anciens,, le raffinement de la connaissance et de l’intelligence mais…Cette nouvelle immersion généreuse et passionné m’envoute déjà d’un vertige extraordinaire!
La fascination, les impératifs, les contraintes, de mes voyages précédent n’exciteras plus, je serais un simple voyageur muni d’un veille appareil photos argentique(un rolleiflex)et de quelques bon vieux films, juste de quoi prendre mon temps!
« Une des première raisons d’aller en Inde, et pas seulement pour un homme, est d’y regarder marcher les femmes. Les pieds, surtout quand ils sont nus, s’imposent à la terre, à laquelle ils s’unissent calmement. Il y a quelque chose d’inexprimable dans ce contact du sol et de la chair »
Jean-Claude Carrière, Dictionnaire amoureux de l’inde
Venez visiter mon site www.reportages-photographe.fr
Ecrit par jcrey, le avr 17, 2012 • Catégorie: Featured, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage, photographe mariage LYON, photographe mariage PARIS • 1 Commentaire • Partagez sur Twitter
photographe mariage paris
La photographie à laquelle je revendique l’appartenance, « s’inspire » de maître, de photographe bien entendue mais également de journaliste, d’écrivain et d aventurier de tous horizons. Des hommes qui avaient tous une vitalité presque animale, une simplicité merveilleuse. Des êtres lumineux, sans fausse humilité, en quête perpétuelle d’une certaine victoire sur eux même, la puissance du dépassement et de l’humanité. Les voyages…les horizons parfois lointain, un mystique éblouissement, une sensibilité exalté par tant de différences. Une source inépuisable pour une certaine inspiration, une attirance presque magnétique ! Je sais depuis toujours que la substance du voyage, de la rencontre sont pour moi propice à tous les dangers, aux petites victoires, aux épreuves constructive, parfois destructive. L’Asie, ses sortilèges, l’Amérique, immensité presque infinie, l’Afrique avec adoration, autant de continents, de pays que les « circonstances »m’ont donné la chance d’approcher. A chaque retour en France, a Paris, à Toulouse, Lyon ou ailleurs, je me suis senti durant 20 ans presque un étranger. Quelque jours, quelques semaines tout au plus puis je repartais avec un enthousiasme intacte, épris de liberté et de curiosité. Photographe mariage Paris, photographe mariage Lyon, pourquoi pas, je doutais d’en être capable, non pas techniquement mais humainement….1 journée pour approcher, comprendre, raconter. C’est si court, tellement éphémère ! Depuis 3 ans, à Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, je propose un regard que je prétends différent, emprunt de cette expérience particulière, d’une nature épuré, « authentique ». Nous devons être dans l’émulation, l’émotion, traduire l’essentiel dont découle une photographie engagé. Rapidement, j’ai compris qu’il m’était impossible de faire un nombre trop important de mariage sans tomber dans une certaine forme de « routine », une sorte « d’enfermement » créatif. Comment imaginer ne vivre que de cela, devenir un spécialiste mariagiste de l’exceptionnel.
Les Studio Rey sont une conséquence directe de ce principe, chaque photographe possède un parcours unique et des compétences journalistique reconnue…Un maximum pour chaque photographe de 10 reportages mariages par ans, l’évidente obligation de diversifier et enrichir ses expériences; continuellement renouveler et affuter sa sensibilité pour des images totalement en adéquations avec un travail d’auteur loin, très loin du pseudo artistique trop souvent proposé. Nous ne sommes pas compétitif, notre « production » reste confidentiel mais bien dans une veine créative, artistique et originale. Si notre vision vous sembles proche de ce que vous recherchez, n’hesitez plus!
Venez visiter notre site www.reportages-photographe.fr
Ecrit par jcrey, le déc 19, 2011 • Catégorie: photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
photographe mariage international de prestige haut de gamme
prout prout! Serieusement… Mais en cherchant un peu! ça existe vraiment
Mon travail est décliné dans de nombreux secteur différent de la photographie. Chaque domaine apporte un souffle créatif et m’interroge systématiquement sur la pertinence de ma photographie.
Photographe mariage paris en Juin je suis en Janvier à nouveau photojournaliste sur les routes du monde…Une persistance de l’attrait des cultures différente et enrichissante, une collecte fructueuse d’émotion et de regards. Je consacres une grande partie de ce processus d’information et de création a sortir des sentier battu, à tacher de trouver une profondeur et des perspectives humaine harmonieuse.
Photographe mariage Lyon durant la saison des amours, ma photographie prétend toujours à l’authentique , bien loin des effets de style ou de mode qui à mon sens voile la réalité.
Je pense avoir une approche éloigné du superficiel , une conception de la photographie ou la relation humaine est bien au centre de mon travail, un flot incessant d’émotion , d’amour même…Ce qui doit être capable de nous submerger, de rayonner.
J’ai brièvement repris mon travail au coté de l’UNICEF, un moteur puissant dans mes engagements, une vision, la contemplation de notre monde tellement fragile, de l’inconscience des hommes qui parfois m’échappe totalement, une alchimie subtile entre souffrance et bonheur.
Le photographe mariage doit nourrir sa créativité, ne pas ce scléroser, mais bien s’ouvrir sur le monde, ne jamais rentrer dans le rituel dangereux de l’habitude et des certitude! Le regard, l’esprit, la sensibilité sont des éléments tellement fragile!
Je vous propose une belle évasion humaine, un autre monde, l’Amérique du Sud!
La cordillère des Andes, la plus longue chaine de montagnes du monde 8 000 km, s’étend sur 7 pays: Venezuela, Colombie, Équateur, Perou, Bolivie Chili et Argentine. Foyers de cultures foisonnantes, meurtris par la colonisation espagnole, tous ces pays ont conquis leur indépendance au xesiècle. Descendants des Quechuas, Aymaras, Chibchas, Araucans,… le peuple des Andes fascine. Riche de ses apports précolombien, inca et hispanique, ses traditions, musiques, danses et arts sont les expressions d’une grande diversité culturelle.
Riche aussi de ses rapports avec la nature, le peuple des Andins possède une capacité extraordinaire – partagée avec les habitants de l’Himalaya -, celle de vivre et de travaillera plus de 4 500 mètres d’altitude. Survivre à de telles altitudes, où la pression de l’air est deux fois inférieure a nos plaines européennes, nécessite de fournir deux fois plus d’énergie au moindre geste. Les Indiens de la Cordillère se sont acclimatés à leur milieu physiquement et socialement.
Surmonter les difficultés, supporter la pauvreté, combattre le désespoir sont le quotidien des Andins. Entre hauts plateaux, volcans et montagnes aux neiges éternelles, rites ancestraux et catholiques se mélangent pour que la nature soit leur ultime interlocutrice, que vie et travail soient en harmonie avec l’environnement. La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre. L’homme blanc traite la Terre, sa mère, et le ciel comme des objets qu’on achéte, qu’on pille, qu’on vend… Son appétit va engloutir la Terre et ne laissera derrière lui qu’un désert…
Ces reportages font tous l’objet de parution et sont bien entendue protégépar la législation du Copyright auprés de la BNF.Droit en cour auprés de PEMF-Fleurus-France et blackbirch press USA.
N’hesitez pas à visiter mon site internet ou prendre contacte avec moi.
Ecrit par jcrey, le déc 12, 2011 • Catégorie: Featured, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage, photographe mariage LYON, photographe mariage PARIS, reportage mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Photographie
Bien loin des modes ou de toute facilité, je suis photographe journaliste depuis …20 ans…Une profession que je décline de divers manières, toujours avec des facettes variable selon le « genre », un travail qui n’a pas pour objet de flatter l’œil ou l’esprit. Il est nécessaire de garder beaucoup de détermination pour pratiquer une photographie indépendante , un cheminement singulier, tenter d’apporter de l’originalité et de développer une écriture très personnel, ce que certain nommeront « un style ou une patte ». Mes choix, mes orientations, ont toujours été guidé par la passion de l’autre, de ses différences, au delà des simples frontière, de notre façon souvent subjective « d’imaginer » le monde.
Mes reportages photographique s’inscrivent dans d’autre tendance de genres ou de styles que l’on trouvent à notre époque…Une simple raison, beaucoup de chance!
Des éditeurs qui depuis de longues années m’ont toujours fait confiance, me laissant » presque » carte blanche concernant mes choix et traitements…Des hommes capable de prendre des risques éditoriaux, d’être parfois à contre courant.
Garder un regard nouveau, neuf, emplie de bienveillance et de fraicheur, tacher d’apporter dynamisme et variété….Toujours composer des reportages ou l’improvisation ce dilate merveilleusement au fil des rencontres, apportant spontanéité et une profondeur que le journalisme devrait exiger…
Notre monde ne cesse de m’émerveiller, de m’indigner et parfois de me déconcerter. C’est une approche difficile à décrire, comme une superposition de strate sensoriel, de touches contradictoires et fluctuante, rien n’est jamais figé, en constante mutation…Le monde éclate, s’invente, chaque jours plus fascinant. La photographie serait pour moi comparable à l’alchimie, une quête de transparence, une recherche de limpidité, de fluidité, des recherches, de l’observation pour…Peut importe, le résultat n’a finalement qu’une importance variable, l’essentiels réside bien dans l’audace des rencontres, les fruit merveilleux du hasard et de l’existence
Nos livres, nos histoires ce succèdent et vous emmènes vers d’autre horizons, avec je l’espère le regard de l’enfant étonné, ce laissant éclabousser de lumières par le feu de la vie et de l’émotion.
Prague. Une harmonie sans fausses notes, entre l’austérité romane, le bicolore gothique. l’exubérance baroque et les arabesques de l’Art nouveau. Prague. Ville aux sept collines, lovée dans un méandre de la Vltava, enjambée par le pont Charles, bague au doigt de Prague. Prague. Une parure scintillante de cristal de Bohème, patrimoine incomparable de cultures, jalonnant l’histoire de l’art.
Prague. Un concentré de vieille culture européenne où se gomme la frontière entre la rue et le musée.
Prague. Bruissante des débats échevelés des intellectuels, sur fond de verres qui s’entrechoquent dans les brasseries.
L’Arne s’offrait la douceur d’un concer. tes «Messes d’un huis clos tout en gardant pour plus lard une Symphonie du Mou-mari Montée qui n’est pas prête de s’éteindre et lait battre aujourd’hui. plus quo jamais. le coeur de In vieille Europe… et le mien avec.
Prague serait elle une ville plus féminine que les autres? Elle m’est apparue comme une sorte de Joconde, on peut y revenir me fors sans en p(ecor le mystère. I regarder de biais. changer d point de vue. prendre du recul. non n’y lait, le soutire reste Me( rebique el le spectateur sur S faim. Il faudra repasser. Sade, contrarié , avait écrit a Sen prose qu’elle n’était qu’énigme et desordre. Certains. plus doué (ou plus chanceux). l’ont trouvé attirante et maléfique . gardent le souve ne d’une Cité charmeuse et drôle. Et puis II y a ceux qui ont eus: Sérié sa couleur. sa musique, son décor, ses légendes. on ne vaut plus que ses qualités. orle semble entichée d’une liberté définitive ment nouvelle et son avenir.
deuil des Incertitudes. est solide el inoxydable. comme les rails des tramways qui tintinnabulent au milieu de ses avenues les plus largeS. Depuis son adhésion au projet européen, la République Tchèque est maintenant plus près encore de nous mals ça ne remplacera pas la magie – le ne pansai d’ici qu’après avoir pose une nouvelle fuis ores mains sur les pierres du pont Charles.
S’il y a un leu qui symbolise la continuité entre les chaos du passé et ta confiance dans l’avenir, c’est bien l’immense chéneau de Prague, gigantesque patchwork de toutes les époques et tous les styles qui domine la vele. Son origine remonte à l’an 870: depuis ta dynastie des Premystnies, premiers rois de Bohème, jusqu’aux Habsbourg en passant par les mules do. Jan Hus et les nazis.
Moments d’abandon, d’occupation ou mérne déserte ,
Construite en 915-920 dans un style roman par le prince Vratislav, elle s’agrandit en 973 avec l’ajout du couvent Détruite par un incendie au )orsiede, elle est reconstruite en 1142. Actuellement elle a retrouvé son style roman d’origine, mime si elle conserve sa façade rouge.
aux fortifications du Chéteau, des alchimistes eu temps do Rodolphe il auraient percé le mystère de la création de l’or… Encore une légende donna ville est friande, la vérité est ailleurs : les moisson servaient d’habitation à la garde du roi. nen d’autre. Plus tard, à cause de leur loyer bon marché et de leur insabrité notoire. elles ont été investies pat des artistes forcement fauchés. Kafka était du nombre. „Avec du latent on fait ce qu’on pool et avec du génie on fait ce qu’on veut pourtant, la reafité des loyers impayés est impitoyable pour les créatifs de tout bort: ainsi ont lis loua ale délogés dans les années cinquante.
Prague. Tour à tour ville royale, cité impériale, bourgade assoupie, puis capitale renaissante d’un État moderne au cœur de l’Eu
Un poète a autrefois appelé le pont Charles n une bague au doigt de
Prague
Le pont le plus ancien de Prague est né sur l’emplacement du pont Judith partiellement démoli par une Inondation en 1342.
Le Pont de pierre ou Pont de Prague - appelé Pont Charles depuis 1870 – a été construit sous le régne deCharles III Maitre Otto a commence les fondations en 1357 et l’architecte Petr Parier en a terminé la construction en 1402.
Joyauxde la couronne
Dans cette ville, le peuple des humains côtoie celui des statuas plus nornbreuse qu’ailleurs les légendes, fantômes, sortilèges et les récits fantastique Omar-gent dans chaque ornement pour térnoigner d’une culture aussi multiple. Pas Question de tourisme béat, donc. Pendant que les tete de la ville pointent dans un ciel bruineux qu’un soleil d’hiver a fini par perces je redescends pas oresses la. Vole-Royale jusqu’au pont Charles.
- photographe professionnel aix en provence
Détour par la rue Italienne. pays auquel la ville tait parfois immanquablement penser. Les triades acte Memel avec des jardins
- clos de murs au cœur desquels las plante leS plus gélives ont été emmaillotées de paille& rivalisent d’élégance avec les statues de bronze ou les gloriettes qui seront prises d’assaut dés le mois de mal par des rosiers anciens.
Le pont Charles a retrouvé si peu de fraicheur depuis ma dernière visite et pas seulement à cause de la température polaire de ce mois. Rongé par les pluies acides. la pollution ou le sel dont on aspergeait le pavé pour détruire la neige,
le classement par l’Unesco de la ville au « patrimoine de l’humanité a permis de trouver des subsides pour remplacer les 30 statues épuisées aprè Six siecles devenu par des copies
et redonner l’élan originel ou 516 mètres de grés billés et liée selon ta légende .
par un mélange de mortier et du ci jaune d’oeuf,
- La pont point d’orgue de la ville. est le rendez-vous je, Incontournable des amoureux, des touristes de bonimenteurs et des musiciens amateurs, c’est aussi le trait d’union
Prague, un mélange sans fausses notés, harmonie miraculeuse entre l’austérité des clochers romans, le bicolore des façades gothiques, l’exubérance des cathédrales baroques et les hôtels Art nouveau aux balcons en fer forgé et aux arabesques dorées.
Prague, enserrée par sept collines, lovée dans un méandre de la Vltava,enjambée par le pont Charles, « une bague au doigt de Prague.
Prague, scintillante dans sa parure de cristal de Bohème, capitale magique des artistes, patrimoine incomparable de cultures, jalonnant l’histoire de l’art Prague, un concentré de vieille culture européenne où la frontière entre la rue et le musée est souvent incertaine.
Prague, foisonnante et vivante, rythmée par le tintement des tramways, hantée par les musiques de
Mozart, Dvonak ou Smetana. P Prague, bruissante des débats échevelés des intellectuels, sur fond de verres qui s’entrechoquent dans les brasseries. Prague, sous le charme de Kafka et de Rilke, toujours passionnée par la musique et la littérature, mais indifférente à la disparition des fantômes inquiétants du stalinisme. Prague, ville sortilège dans un labyrinthe de ruelles pavées, d’anciennes cours, de passages obscurs, tour à tour ville royale, cité impériale, bourgade assoupie, puis capitale renaissante d’un État moderne au coeur de l’Europe.
Bon voyage dans un Prague hivernal car, comme l’écrivait Paul Morand en 1932: Il faut voir Prague sous la neige du ciel, ou, au printemps, sous la neige rose des fleurs de cerisiers et des arbres de Judée,» Ahoj l (Salut! en tchèque).
Ecrit par jcrey, le déc 06, 2011 • Catégorie: photographie architecture, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Quest qu’un photographe journaliste ?
Pour un très large publique, il est difficile de saisir les nuances parfois importante entre les différents secteurs d’activité de la » photographie ». A cause d’une même appellation pour des disciplines totalement différentes les une des autres la confusion des genres est de mise. Comment comparer un photographe reporter, d’un photographe animalier, d’un photographe entreprise, d’un photographe de mode ou même d’un photographe mariage!?Les genres sont même parfois soigneusement mélangé par les photographes professionnel aux même…. Bien loin des techniques et de la discipline, demeure d’importante variante pour aborder notre métier. Je suis un auteur, un photographe journaliste, je compose des reportages photographique qui font suite à de longue recherches, une étude minutieuse des thématiques et problématiques abordées. Une démarche souvent personnel qui implique des risques, des angles, des prises de position, pas toujours en adéquation avec le moment…Mon métier appel une grande cohérence pour le secteur de l’édition dans la mesure ou personne n’attend mon travail! Rare sont les commandes , nous proposons, nous soumettons et les éditeurs disposent….
Cette approches n’est pas plus louable qu’une autre, elle n’a rien de plus valorisante ou respectable, elle fait partie intégrante de ma démarche et de nos engagements. Nous sommes des photographes qui fonctionnent à l’instinct, a l’inspiration pas forcément très productive ![]()
Nos reportages demande du temps, des mois, parfois des années, une longue préparation pour trouver la bonne direction, le bon angle. S’imprégner, regarder, s’inspirer.
Qu’est ce que cela implique!?!En premier lieu, une formation supérieur, de 2 à 4 ans puis enfin, si les choses ce déroule bien …L’accès à un métier dont la réalité est très complexe. Nous travaillons dans le milieu de l’information ou de l’édition sur quelque support que ce soit. Nous sommes bien dans la transmission, traduisant et synthétisant des information de façon à les rendre accessible .


Ma vie familiale (2 enfants en bas âge) nécessitait une « diversification », la photographie de mariage apparaissait comme une des orientations possible et presque évidente. Le reportage mariage est une pratique moderne et dynamique « s’inspirant » du journalisme, de ce qu’il à de réaliste et d’authentique….ce qui pour certain ne semble qu’une jolie façade marketing….parfois malheureusement dévoyé et dénué de la moindres qualités journalistique. Certain ce considérant même comme des journalistes, n’ayant jamais pratiqué autre chose qu’une photo « imitative », pale reflet fastidieux d’un genre souvent mal interprété presque parodié.

Ajouté des appellations plus ou moins farfelues, faite de 2 ou 3 adjectifs du genre photographe journaliste international allez…soyons fou… pourquoi pas, de prestige, complétez la formule avec 1 ou 2 citations de personnalité et vous avez le bling bling, le vernis à peine sec d’un verbiage méticuleux et superficiel qui autoriserait des tarifications « haut de gamme ». Beaucoup de photographe mariage, et c’est heureux possèdent une réelle approche journalistique, un regard différent et une philosophie « humaniste « qui s’approche avec sensibilité et délicatesse du journalisme, engagé et dédié à la transmission. Une tache noble et louable pour des amateurs toujours plus exigent.
Les quelques exemples parutions ci joint sont en parfaite adéquation avec notre métier.Un regard humaniste , une solide expérience de terrain et des approches très différentes selon les thématiques abordés….Un rafraichissement constant de nos inspirations et de nos passions:
Ecrit par jcrey, le nov 28, 2011 • Catégorie: Featured, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Un photographe sur la route
Vagabonder sur la route
Les documents de police qui sont parvenus jusqu’à nous attestent que tout au long de la grande époque du pèlerinage, un bon tiers des pèlerins est incapable de donner une précision sur sa destination. Beaucoup semblent s’être installés dans un vagabondage sans fin, situation qui vaut au pèlerinage d’être frappé de suspicion. Trop d’individus se soustraient par son biais à l’autorité des parents ou à l’obligation sociale qui impose implicitement à tous de travailler. Les législations successives expriment toutes la nécessité de faire la distinction entre le statut de pèlerin et celui de vagabond, ce dernier restant de tout temps voué aux pires sanctions.
Ce reportage, commandé par Fleurus depuis pas mal de temps était également l’occasion de ce retrouver, de confronter des époques differentes, des rythmes totalement hors norme…1600 kms de marche, de rencontre, un reportage photographique loin de la productivité et des agitations du monde.
Saint-Jacques-de-Compostelle
Le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle illustre par un acte fort et depuis plus de mille ans la vitalité du monde chrétien occidental. Désertées pendant quelques siècles, les routes de Compostelle renouent avec un engouement plus que jamais d’actualité. Nous sommes partis relever les indices présents et passés d’un itinéraire puissamment chargé de ferveur, un parcours mystique où les témoignages humains et architecturaux abondent. Nous y avons rencontré des hommes, pénétré leurs croyances, leurs symboles, et revisité l’histoire d’un chemin de pèlerinage emprunté par des millions d’entre eux depuis le Moyen Âge.
Tous les chemins ne mènent pas à Compostelle. Nous empruntons le plus usité, depuis le cœur de la ville du Puy-en-Velay jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, au bout du bout de la Galice, tout près du cap Finisterre. Pour rejoindre le centre de la France au point le plus à l’ouest de toute l’Europe, il faut arpenter plus de mille cinq cents kilomètres de chemins creux. Deux mois de marche où l’on ne croise personne car tous convergent vers un seul but, atteindre la basilique et saluer à sa manière les reliques présumées de l’apôtre Jacques.
Au bout de la route, après avoir vaincu la fatigue et s’être débarrassé de la poussière, nous en saurons un peu plus sur ce qui poussait et pousse les hommes à quitter leur maison, à se déraciner provisoirement et partir sur des routes improbables dans l’espoir caressé de comprendre d’où ils viennent… et où ils vont. Les quêtes et les pèlerinages seraient avant toute chose liés à notre condition humaine : essayer de retrouver celui ou celle qui nous a un jour débarqué sur cette terre en nous donnant les clefs de l’amour mais pas celles de l’immortalité.
Sac sur le dos, lacets ficelés par un double nœud, bâton de pèlerin en main, prêts à mettre un pied devant l’autre et à recommencer, Santiago, nous voici !
LE PUY-EN-VELAY
Il est encore tôt et les portes de la cathédrale sont closes. Malgré le calme apparent de ce petit matin d’été, une agitation à peine perceptible depuis le parvis fait vibrer l’air et témoigne d’une singulière effervescence. Une rumeur joyeuse parvient vers l’extérieur depuis les lourds ventaux de l’édifice et, à qui sait entendre, les murs de la cathédrale résonnent d’une liturgie particulière. Il est 7 heures 30 du matin et nous sommes au début du mois de juillet, le soleil qui caresse les toitures et les statuaires de pierre promettent déjà une journée caniculaire.
Enfin, les portes de la cathédrale, franchies par tant de souverains et de princes, s’écartent lentement et une musique religieuse s’épanouit vers l’extérieur. Ce chant de sortie, qui indique la fin de la messe, signale aussi le début d’une grande aventure. Des pèlerins en partance, ayant reçu à l’instant la bénédiction du prêtre, sortent de l’édifice et se regroupent sur le parvis. On les appelle Jacquets, Jacquots, Jacquaires, Jacots et ceux qui avaient déposé leur bagage et leur bâton de pèlerin contre le mur du fond de l’église les reprennent en sortant. C’est ici et maintenant que commence leur pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
À âme vaillante, rien d’impossible ; l’aventure qui s’ouvre devant leurs pas s’annonce rude et ce n’est pas par manque d’un enthousiasme perceptible sur le parvis que beaucoup n’iront pas jusqu’au
bout. Du moins pas cette année ! La plupart morcelle l’itinéraire et ajoute chaque été une étape supplémentaire à leur carnet de pèlerin. Pragmatisme : la quête d’un mysticisme moderne s’accorde avec l’exercice d’un emploi et le départ en pénitence coïncide le plus souvent avec les congés payés.
Carnet de notes et topo guide du GR 65 en mains, nous joignons nos pas aux leurs. Mille six cent kilomètres de marche à pied, il paraît que ça use les souliers, d’autres disent que ça affûte l’esprit.
Bénédiction du prêtre :
« Reçois cette besace en signe de ta pérégrination pour qu’ayant mérité ton salut par ta pénitence, tu parviennes au but de ton vœu de pèlerin. Reçois ce bâton, qu’il te fasse vaincre les embûches de l’ennemi et parvenir au but. »
SAINT-ALBAN- SUR-LIMAGNOLE
Selon l’Evangile, Jacques le Majeur, frère de l’apôtre Jean et chouchou de Jésus, fut décapité dans sa Judée natale après avoir passé une partie de sa vie à évangéliser la péninsule ibérique. Une légende raconte que sa dépouille fut ramenée en Espagne par la route maritime, sur une nef de pierre, guidée, comme il se doit, par des anges. Une fois abordées les côtes de Galice, non loin du cap Finisterre, le corps du supplicié fut porté vers l’intérieur des terres avant d’être inhumé en un lieu appelé champ de l’étoile (Campus stellae : Compostelle).
En l’an 830, deux bergers, guidés par une étoile, découvrent un sarcophage contenant des reliques. De cet instant, naît un mythe qui fait sensation dans toute la chrétienté. De ce mythe grandit une bourgade au cœur de laquelle on élève une basilique. La nouvelle à peine répandue, les premiers pèlerins se mettent à affluer. Le roi des Asturies, Alphonse II, doit faire agrandir la basilique. Celle-ci devient cathédrale. Dans la foulée, la ville se dote d’une université qui fait d’elle la capitale culturelle de toute une région et le centre spirituel de l’Espagne tout entière. Compostelle, dont les moins croyants prétextent que l’origine étymologique de son nom provient du mot cimetière, est aujourd’hui une cité à l’aise dans son époque : sa pieuse destinée cohabite sans complexe avec le modernisme d’une grande ville estudiantine. L’Espagne a de l’appétence pour les festivités nocturnes et Compostelle « by night » n’est pas une légende.
ESPALION
L’an Mil vient d’être célébré, les hommes vivent dans un cadre rural, au cœur de grands domaines
hérités des Romains et alors qu’ils attendent le retour promis de Dieu sur Terre, rien ne se passe. Persuadés d’être eux-mêmes des créations divines et ne concevant le monde que comme un espace magique dont seul le clergé possède les clefs, ils commencent à avoir des soupçons sur la manière dont ce dernier assure la religion (du latin religio, religare : relier). Les châtiments divins qui s’abattent sur eux les font douter de la qualité de ce lien, et deviennent prétextes à rechercher un salut plus proche des enseignements originels. D’autant que les excès des ecclésiastiques ne font qu’envenimer le sentiment de suspicion ; le partage des ressources semble obéir à une stricte loi : aux hommes de Dieu les richesses, les bombances, fornications, vices et autres trafics, au reste du monde la famine, la misère, les invasions, les troubles et les épidémies. Même si un dixième des revenus de l’Eglise est consacré aux besoins des pauvres, la misère est grande et la maladie comme la disette hantent les esprits du plus grand nombre. Les hommes vont progressivement investir par eux-mêmes la relation à Dieu, se montrer davantage acteur de leur propre croyance.
Pourtant, jusqu’au Xe siècle, malgré la nouvelle fascination exercée par Compostelle, de nombreux pèlerins se contentent de partir pour Rome ou Jérusalem. Le premier pèlerin reconnu, l’évêque du Puy-en-Velay, Mgr Godescale, ne prend la route qu’en l’an 950, un siècle après la découverte des restes de l’apôtre. Loin de revêtir la simplicité requise à celui qui s’adresse à Dieu, il s’encombre d’un cortège de barons, d’ecclésiastiques et de troubadours et s’entoure d’une escorte militaire éloignant tout danger. On imagine le tout, paradant davantage que chevauchant, sur des chevaux ou des mulets lourdement caparaçonnés. Après lui, nobles et riches, prennent l’habitude de voyager en grand équipage. D’autres, moins téméraires mais tout aussi fortunés, font leur pèlerinage par procuration et se contentent d’envoyer un messager. C’est ce que font Louis XI, Blanche de Castille ou bien encore Jacques Cœur (indisponible pour cause d’emprisonnement). Parmi les grands de ce monde, seul Louis VII fait le voyage. Si pour les plus aisés, garder son rang consiste en une sorte d’hommage rendu à l’Apôtre Jacques, les plus humbles se risquent sans protection sur des routes peu sûres où sévissent mille dangers : loups, détrousseurs, pillards, ribaudes, routiers, vagabonds, déserteurs, sans emploi, faux guides, arracheurs de dents, vendeurs de remèdes contre les serpents, faux péages, bateliers malhonnêtes ou coquillards (voir plus loin).
Avant de partir, chacun rédige son testament, se procure des recommandations auprès du curé, se confesse et guette l’arrivée des beaux jours. Il faudra être de retour avant les vendanges ou les récoltes de la fin de l’été, et pendant le voyage, on pourra profiter des basses eaux pour traverser les rivières.
Malgré les complications et les dangers, rien n’arrête la passion. Saint-Jacques-de-Compostelle devient rapidement la principale destination de l’Occident chrétien. On prête au saint la capacité d’accomplir des miracles de guérison et sa réputation qui ne cesse de croître attire toujours plus de croyants. On y vient depuis toute l’Europe et même au-delà, convergeant vers des lieux de regroupements à partir desquels plusieurs chemins conduisent les pèlerins vers l’Espagne. Tout est prétexte à venir s’agenouiller devant les ossements présumés de saint Jacques : accomplissement d’un vœu personnel, remerciement pour une guérison ou bien quête de celle-ci, garantie d’une météo clémente (nous sommes au Moyen Âge, et la survie dépend en grande partie des récoltes), voir naître un fils, obtenir une grâce de justice, ou simplement s’assurer le salut de son âme dans l’au-delà. Il arrive aussi qu’une paroisse mandate des pèlerins, comme à Perpignan en 1482, pour obtenir la fin de la peste. A la belle saison, plus de mille pèlerins traversent chaque jour les villages.
L’effervescence durera jusqu’au XVe siècle. Mises à mal par les guerres de religion qui rendent les déplacements dangereux, la dévotion faite aux saints et la superstition médiévale ne survivront pas au nouvel esprit de la Réforme et des Lumières. Luther se prononcera contre les pèlerinages et Erasme dans son Eloge de la folie s’indignera : « Il faut être fou pour aller à Saint-Jacques ! ».
Il faut attendre le milieu du XXe siècle pour que le pèlerinage ressuscite. En 1987, le Conseil de L’Europe attribue au pèlerinage vers Saint-Jacques le titre de premier itinéraire culturel de l’Europe. Aujourd’hui il est classé Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
L’HOSPICE D’AUBRAC
Fondé en 1120 par le comte d’Adalard, l’hospice d’Aubrac témoigne de l’importance des dons qui pouvaient être faits pour honorer saint Jacques. Réchappé par miracle d’une embuscade alors qu’il est en route pour Compostelle, le comte formule le vœu de créer à son retour un hôpital destiné aux pèlerins. Rappelé à l’ordre par Dieu sur le trajet qui le reconduit chez lui, il fait bâtir au point le plus élevé et le moins accessible du plateau d’Aubrac, une imposante domerie (une domerie était une
sorte d’hôpital) dans laquelle 12 prêtres, 12 dames, 12 moines augustins et 12 chevaliers allaient vivre à demeure. A la fin du XVe siècle, on estime qu’entre 50 et 100 personnes s’arrêtent chaque jour à l’hospice. Pendant la belle saison, les pèlerins étaient autorisés à y passer une nuit, et cela pouvait aller jusqu’à trois en hiver.
Pour cette étape, nous rattrapons Pascal et Florence, des amis du Vaucluse. Leur petite fille de quatre ans est du voyage, ainsi que Napoléon, une mule efflanquée pour qui cette route est une habitude familiale, puisque c’est traditionnellement sur le dos de cet aimable ongulé que les ecclésiastiques, dûment autorisés par leur évêque à quitter leur paroisse, parcouraient le chemin. Les crottins de notre sherpa du jour rivalisent avec les balises rouge et blanc spécifiques aux chemins de grande randonnée pour guider les pas de nos éventuels poursuivants. Quant à nous, pas de danger, il parait que si on se perd, il suffit d’attendre la nuit et de s’orienter vers la voie lactée.
Le vêtement du pèlerin :
Les hommes portent une robe assez courte recouverte d’un chaperon qui s’ouvre de plus en plus sur les épaules, c’est le mantelet. Progressivement il devient une cape : la pèlerine.
Le chapeau (sombrero bello), fait d’un cuir souple ou de feutre, est relevé sur le front.
Aux pieds, on porte des sandales ou des brodequins, au moins au début du trajet. Beaucoup terminent nus pieds, pas seulement par pénitence, mais simplement à cause de l’usure de leurs souliers.
La besace de cuir contient les vivres, le passeport (la Compostelle) et les attestations du curé.
Le bourdon est un bâton ferré idéal pour la marche et faire fuir les chiens. A l’aller on y accroche la gourde. Au retour, on y joint une coquille Saint-Jacques.
Pour ne pas se tromper :
Les quatre départs sont eux-mêmes des centres de pèlerinage importants, lieux culturels et religieux qui attirent les foules. Leurs chemins filaient (plus ou moins) droit vers l’Espagne et se rejoignaient à Puenta la Reina, de l’autre côté des Pyrénées. Certains pèlerins choisissaient une variante de la via Turonensis et partaient du Mont-Saint-Michel. Leur route ne quittait pour ainsi dire pas le littoral atlantique mais obligeait à la traversée redoutée de la Gironde.
1 : Via Tolosana ou via Egidiana : départ Arles, Espagne par le col du Somport.
2 : Via Podensis : départ du Puy-en-Velay.
3 : Via Turonensis : départ de Tours, traversée de la Gironde, les Landes puis Ostabat. Une certaine Mme Paulmier, habitante riveraine de ce chemin, inventa un jour, à l’intention des pèlerins, un gâteau en forme de coquille boursouflée. Elle lui donna son prénom, Madeleine, et ignorait qu’elle ferait plus tard les délices d’un certain Marcel Proust.
4 : Via Lemovicensis : départ de Vézelay, puis Limoges.
Selon certaines études récentes, il n’y avait pas une route… mais une multitude de routes et de ramifications. Il semble même qu’on aurait mis bout à bout des chemins qui menaient à des pèlerinages locaux. Le guide du pèlerin, rédigé par Aimery Picaud au XIIe siècle sur la base duquel nous avons étayé notre parcours, ne serait connu que depuis sa traduction en 1938 et totalement ignoré précédemment.
Aimery Picaud, moine natif du Poitou, rédige son Carnet de voyage entre 1110 et 1140. Son récit fait partie d’un ensemble de textes appelés Codex calixtinus, dont un manuscrit est conservé à Compostelle.
CAHORS
Au Moyen Âge, à peine sorti de l’Antiquité chrétienne, on accorde une forme de dignité aux pauvres. Ceux-ci sont considérés comme l’incarnation du Christ souffrant sur la croix, et bénéficient d’un regard bienveillant de la part des plus nantis. Faire l’aumône à un démuni permettait de gagner des faveurs pour le Paradis. Commerce équitable : le pèlerin, détaché des biens matériels et des affections du monde, peut prétendre momentanément assurer son existence par le don de nourriture fait par d’autres. Pour autant, sa dépendance est relative, il n’est ni un vagabond, ni un mendiant, et bénéficie d’un statut qui le place dans une parenthèse bien particulière.
Pas besoin d’être fortuné pour se lancer sur les chemins. Pendant la première moitié du XIIe siècle, période suscitant le plus d’engouement pour le pèlerinage, beaucoup quittent famille et chaumière. Pas mal meurent en route, la plupart reviennent fortifiés. La route est dangereuse et incertaine, mais les témoignages de pèlerins font état d’un esprit bien éloigné de la contrition dont on les affuble. Les paysages enchanteurs que nous traversons l’étaient tout autant voici mille ans, et à n’en pas douter, tous ceux qui sont passés ici ont pris plaisir à l’aventure et à la découverte. Les chants et les récits parvenus jusqu’à nous témoignent de cette joie qui habite les prétendants au départ. A tel point que si le pèlerinage reste aux yeux de certains la pénitence et le geste de piété, il est aussi pour les plus jeunes une forme d’évasion, un moyen de découvrir le monde, de « veoir pais » tel qu’on le prononce à l’époque médiévale.
Sous François Ier, une police des vagabonds est créée. Sous Louis XIV, certains pèlerins, confondus avec des mendiants et n’ayant pas su justifier d’un domicile, se voit expédier aux galères, ou enfermés dans des prisons, on peut aussi les enchaîner deux par deux à creuser des canaux.
La passion du Christ ne peut expliquer cet engouement pour le pèlerinage. Si tant de gens se retrouvent sur les routes c’est qu’ils vivent à une époque où politique et religion sont intimement liés. Compostelle doit un peu de sa notoriété aux intérêts des alliances diplomatiques qui se nouent. Ce n’est pas un hasard si saint Jacques, renommé pour la circonstance « le Matamore » (celui qui tue les Maures) est présenté comme le sauveur de la chrétienté, patron de l’Espagne face aux invasions musulmanes ou à la montée de l’hérétisme cathare.
MOISSAC
Au fil des jours, le corps s’adapte à l’effort et les kilomètres s’égrènent sans qu’on y pense. Le chemin serpente entre les clairières, les bourgs, les abbayes. Il s’écarte d’un passage pourtant ombragé pour obéir de manière imprévisible au relief du terrain, mais, bonne surprise, forme une
halte inespérée auprès d’une fontaine de pierre séculaire. Les préoccupations des derniers mois laissent place à des perspectives optimistes. Surproduction euphorisante d’endomorphine due à l’effort sportif disent les uns, effets élémentaires de la rencontre avec Dieu pensent les autres. Peu importe, un pas chasse l’autre et les jours se succèdent en rythme. On sait que nos besoins seront contentés. Aujourd’hui comme hier et comme demain, on trouvera bien de l’eau pour boire, un peu de verdure pour se reposer ; le soleil sera présent et s’il pleut on sera heureux quand même.
CONQUES : L’abbatiale Sainte-Foy
Nous passons à Conques mais nous n’y dormons pas. Le presbytère qui nous accueille ce soir permet un hébergement pour le moins modique. Ce décor fait de murs recouverts de chaux et d’un lit doté d’un matelas rayé de gris, sur lequel on jette notre duvet pour le transformer en un havre merveilleux, est tout ce dont nous avons besoin. C’est l’heure où on enlève ses chaussures et où on s’allonge tout habillé. Dans les hospitalets médiévaux, les pèlerins secouaient leur manteau devant les cheminées pour en faire tomber la vermine. La saleté a disparu, le passé est dépoussiéré et l’âtre de briques rutilantes de notre chambrée n’a pas vu une allumette depuis des lustres. Mains derrière la tête et talons appuyés contre les renforts métalliques de notre couche, le corps et l’esprit se mettent au diapason. Ni douleurs, ni soucis, c’est ce que les Grecs appelaient l’état de catharsis, on se sent infiniment bien et heureux.
Le saviez-vous ?
Le Crédencial est une sorte de passeport qui identifie le Jacquet auprès du réseau des hébergeurs.
Le Compostella est une certificat délivré au randonneur qui réalise au moins les 100 derniers kilomètres avant la basilique de Compostelle.
Il y a longtemps que nos conversations ont quitté les rivages de nos préoccupations habituelles. Le bavardage est le meilleur passe-temps du randonneur. Tout est prétexte, les souvenirs et les projets se teintent de perspectives philosophiques et le moindre papillon qui passe devient source de dialogue. Disponibles pour observer la nature et deviser de tout, nous le sommes aussi pour les rencontres. Voici justement de drôles de « Jacotins ». Henk et Marika viennent des Pays-Bas ; le pèlerinage, ils le font en deux-chevaux Citroën et si ce ne sont pas les étoiles de la voie lactée qui guident leur route, les informations leur proviennent quand même du ciel via un GPS ventousé sur le pare-brise. Camping à la ferme, petites routes très secondaires et lectures de guides font le quotidien de leur périple. En réduisant le parcours aux seules haltes accessibles par le réseau routier, ils ont davantage de temps pour les visites, pour les bonnes petites tables et pour la sieste nous
disent-ils. Péché avoué, à moitié pardonné.
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
A Ronceveaux, une pancarte annonce la couleur : Compostelle 787 km. A une époque où les hôtels n’existent pas, où les routes sont des chemins muletiers et où on se protège du froid et de la pluie avec des vêtements de fibres naturelles, au col d’Ibaneta et au monastère de Roncevaux, des cloches appellent les égarés perdus dans le brouillard. Les pèlerins, exténués par une marche d’approche dans des conditions climatiques pour lesquelles ils ne sont pas équipés, peuvent alors espérer se laver à l’eau courante et même prendre un bain. Certains sont à bout de force, leurs brodequins sont en lambeaux et leur état de santé général est calamiteux. On ne traverse pas à pieds la France du
Moyen Âge ou de la Renaissance sans encombre. L’hospice de Ronceveaux voulu par le roi d’Aragon et l’évêque de Pampelune garantit quelques douceurs aux pénitents. A 952 mètres d’altitude, sur le versant espagnol du col d’Ibaneta, ils sont attendus par des Augustins et tout est prévu pour eux, l’hospice comprend une grande église, un hôpital, une auberge et… un cimetière.
Le pèlerinage se nomme désormais périgrinacion. Nous voici en Espagne. Espagne dévote et facilement pénitente, Espagne pieuse et définitivement catholique depuis la reconquista (la reconquête) de ses royaumes repris aux musulmans après plusieurs siècles de luttes. Si Tolède est récupérée en 1085, Grenade doit patienter jusqu’en 1492. L’art de la pierre et les pèlerins n’ont pas attendu toutes ces années pour exalter la grandeur du christianisme et l’amour de saint Jacques. Aujourd’hui, de ce côté-ci des Pyrénées, les églises continuent à faire le plein le dimanche et il n’est pas rare que l’on doive assister à la messe depuis le parvis, tant la nef est pleine de monde. En Espagne, si l’on écarte la Corrida et les succès de Fernando Alonso en Formule 1, Dieu reste sans concurrence.
Puenta La Reina assure la jonction de tous les chemins qui viennent de France, désormais, on pérégrine sur le camino francès, le chemin des Français.
VISCARRET
Ici, on aime les pèlerins, les maisons qui bordent le chemin assurent par leur décor la pérennité du chemin. Toute une économie, une iconographie, une ambiance constituent cette impression qu’un comité d’accueil itinérant accompagne nos pas. Pourtant, ici comme ailleurs, les détracteurs ne manquent pas. Il parait même que le culte de saint Jacques n’est qu’une falsification d’une vérité invérifiable destinée à servir la consolidation d’une Europe catholique. Les reliques sont souvent fausses ou absentes et les contradictions historiques ne manquent pas. La tête supposée de saint Jacques est douée d’ubiquité et plusieurs sites revendiquent d’ailleurs sa possession (c’est le cas de Toulouse ou de Grenoble) A Compostelle même, des fouilles sont régulièrement entreprises pour tenter d’authentifier les reliques. Idolâtrie et sciences archéologiques ne font pas bon ménage. Justement, ce matin, nous partageons un bout de chemin avec un pèlerin d’une grande piété. Nous bavardons de tout et de rien et il finit par nous interroger sur le Mystère : « Si Dieu était visible, ce serait trop facile », nous prévient-il. Puis il disparaît à grandes enjambées et nous laisse seul avec un questionnement renouvelé.
.
PAMPLUNE
A San Sébastian se vendaient des pierres d’hirondelle. On en portait une sur soi et on ne souffrait ni de la fatigue, ni de la soif, on était protégé des maladies. Le long du chemin, on pouvait aussi acheter des pierres de croix ou des pierres d’aigle, que l’on trouvait, croyait-on, dans des nids d’aigles ( il s’agissait en fait d’oxyde de fer), qui guérissaient des empoisonnements.
En 997, l’Espagne adopte pour cri de guerre : « Santiago y cierra Espana ». Saint Jacques, l’apôtre de la paix, se transforme pour les besoins de la cause en guerrier arrogant. Il devient saint Jacques le Matamore, une sorte de super saint Jacques. Vêtu d’une cuirasse et armé d’une épée digne d’Excalibur, il encourage ainsi les énergies de reconquête. Ce n’est pas inutile, les hommes du sultan Cordouan Al-Mansour sont d’impitoyables guerriers. Ils ont l’audace de piller Compostelle et de raser son église, sacrilège ! ils seront vaincus à la bataille de Calatanazor. On est en pleine Reconquista. Encouragés par les rois, les papes et les abbés de Cluny, les Espagnols se battent et
tentent de renvoyer les assaillants d’où ils viennent. En 1118, les Béarnais de Gaston IV dévalent des Pyrénées et les Maures sont vaincus. Le chemin de Compostelle par Léon et Burgos est rouvert. Il est équipé d’hospices, d’auberges et d’églises, les pèlerins peuvent reprendre leur marche.
ESTELLA
Souffrance de la marche, voûtes plantaires en surchauffe, tendinites, crampes, hanches douloureuses au moment de charger le sac sur les épaules. Nous sommes duel, séparés distinctement en deux, une partie de nous, notre squelette, nos muscles et nos sens, appartient à la nature et nous inscrit dans le monde des animaux. L’autre partie, notre âme et notre système de pensée nous font homme. Nous sommes des animaux doués d’intelligence et de sensibilité, des bêtes de somme en gamberge perpétuelle. Le langage fait le lien de tout, on pense, on s’interroge, on se parle.
On ne marche pas sur les chemins de Compostelle sans s’interroger sur la vie, sur notre passage terrestre et ce qui restera de tout ça. La douleur de la bretelle du sac à dos qui cisaille l’épaule s’oublie à l’instant où on décide d’une pause à l’ombre bienveillante d’un olivier biscornu ou bien d’un montjoie, petits monticules de cailloux qui jalonnent encore le chemin à destination des pèlerins. Le chemin de Compostelle, c’est le chemin de la vie, la vraie, faite de souffrances et de
NAJERA
Plus de gaz. Ce soir on mangera cru. Dans les récits où il est question d’êtres diabolisés, on raconte que les possédés absorbent uniquement de la nourriture crue. Celle-ci étant symboliquement caractéristique de l’animalité, de la possession, du Diable en soi.
BURGOS
C’est un moine de la Chaise-Dieu, Aleaume, qui a fondé le grand hospice de Burgos. Burgos, c’est Bourges en espagnol. Ailleurs, les hospitalets et les hospices (tous lieux destinés à accueillir les pèlerins) ont pour certains été créés par d’anciens pèlerins, des templiers (comme à Jaca ou à Burnao), ou même des associations de pèlerins regroupés dans des organisations appelées confréries Saint-Jacques. L’une d’entre elles a subsisté jusqu’à aujourd’hui. On lui doit même un hôpital à Paris, l’hôpital Saint-Jacques.
SAHAGUN
A Sahagun, les lances étincelantes de guerriers victorieux, plantées là, en alignement, pour glorifier le dieu des chrétiens, ont pris racine, se sont mis à verdoyer et forment une rangée d’arbres. Les végétaux qui nous font un peu d’ombre sont un cadeau du ciel mais n’empêchent pas notre gourde d’être souvent à sec. La soif oblige à une aumône des plus sobres et la quête de l’eau permet souvent les plus belles rencontres ; par l’attitude d’humilité qu’elle implique, demander la charité s’apparente à une prière. Les riverains d’aujourd’hui ne s’y trompent pas, « Qui vous reçoit me reçoit » proclame l’Evangile de saint Jacques. De fait, la tradition d’accueil orchestrée par leurs ancêtres n’est pas reniée et souvent quelques fruits du potager viennent compléter notre menu.
Le saviez-vous ?
Un jour, un groupe de pèlerins se présente devant une passerelle dont le franchissement est rendu périlleux par la faute d’une forte crue. La situation empire et bientôt un embouteillage se crée. Des milliers de personnes sont bloquées et personne n’ose s’aventurer. Parmi les pèlerins, une jeune femme, Bone de Venise, portée par un courage qualifié de miraculeux, s’engage sur la passerelle, bras et yeux levés vers le ciel. Tout le monde passe ensuite. Leur témoignage a permis de canoniser Bone qui est aujourd’hui la patronne des hôtesses de l’air.
LEON
Au cours des siècles, hospitalité et protection s’offrent aux pèlerins tout au long de leur longue pérégrination. Les moines de Cluny et de Cîteaux ont en charge leur accueil et l’entretien des chemins. Dans les hospices et les monastères de l’Aubrac, des Pyrénées ou des Landes, sur les hauts plateaux espagnols (régions redoutées), on s’efforce de partir à la rencontre des pèlerins égarés dans les brumes ou la nuit et l’on trouve même des volontaires pour faire un bout de route le lendemain matin. Contre la fatigue, on prescrit des bains chauds, on distribue des infusions de salsepareille, de ronce, de tilleul. Pour soigner les bronches, on sert de la menthe avec du miel, on applique des cataplasmes. Chaque hospice cultive un jardin de simples (herbes aux vertus médicinales) et possède ses recettes, ses pommades, ses tisanes.
Les particularités géographiques ou climatiques, les souffrances corporelles ne constituent pas les seules difficultés. La peur des bandits de grand chemin habite les pèlerins et les incite à rester grouper pour faire front. Au sortir de la guerre de Cent Ans, la misère a jeté sur les routes bon nombre de désœuvrés et de malheureux. Rapidement acquis à la cause du crime, des bandits aussi mobiles que cruels, les coquillards, perpétuent leurs crimes sur les axes fréquentés par les pèlerins. Hors de toute citoyenneté et portant une coquille en signe de reconnaissance, ils rodent à la recherche de larcins, avant de se détendre dans des tavernes et s’adonner à d’autres activités tout autant proscrites : jeux d’argent, beuverie, prostitution. Beaucoup finissent à la potence et c’est à cause d’eux que les pèlerins doivent désormais se doter d’attestations et de passeports. Une ordonnance de Philippe II (1590), interdit plus tard à quiconque de s’habiller en pèlerin s’il n’est pas en pèlerinage. Il ne peut désormais s’écarter de plus de quatre lieues du chemin. Un droit international franco-espagnol est même élaboré, se substituant aux réglementations locales, pour protéger les pèlerins et leur accorder des privilèges (exemption de péages par exemple).
RABANAL DEL CAMINO
L’attrait pour Compostelle stimule le commerce tout au long du chemin. Avec le développement de l’économie monétaire, les Français viennent faire des affaires en Navarre et en Castille. Ils sont couteliers, tailleurs, cordonniers, aubergistes, changeurs de monnaie, artisans… Dans le sens inverse, le chemin conduit des négociants de Galice jusqu’en Champagne, ils vendent de la laine, des peaux, du blé et même des coquilles. Ils se chargent d’étoffes en retour. Même si le chemin est encombré de soldats, de mendiants, de paysans déracinés par la misère ou de vagabonds en maraude, tout un peuple assure sa subsistance par le commerce avec les pèlerins. Témoignage sur la vivacité des rencontres possibles, selon Christian Paultre (historien) :
« … les pèlerins se rendant à de nombreux pèlerinages, surtout à Saint-Jacques, vivaient d’aumônes. Les frères mendiants, les prêcheurs de toutes espèces allaient de ville en ville, prononçant devant les églises des discours passionnés ; d’autres spéculaient sur les mérites des saints du paradis ; les clercs se rendaient de couvent en couvent, apportant les nouvelles ; les étudiants rejoignaient leur université… Puis on rencontrait sur les routes des jongleurs, des diseurs
de contes, des marchands d’animaux ; des soldats en congé ou rejoignant une armée, qui encombraient les chemins, côtoyant une multitude de mendiants… »
Les chevaliers de l’ordre de Santiago protégent les pèlerins à partir du XIIe siècle (depuis lors, en cas de problème, s’adresser plus simplement à la gendarmerie du district).
VILLAFRANCA
A Villafranca, l’église Saint-Jacques offre à ceux qui s’y arrêtent à bout de forces, les mêmes privilèges que s’ils étaient parvenus au but ultime à Compostelle. Dieu leur accordera les mêmes indulgences et leur ouvrira béantes les portes du Paradis. Sur le chemin, les boiteux, bossus, tuberculeux et autres éclopés de la vie étaient plus nombreux que les biens portants, et si les récits de guérisons miraculeuses stimulaient les ardeurs, les cimetières du bord du camino francés sont pleins de ces pèlerins morts en route, mis en terre par leurs compagnons dans l’odeur des thyms et de brebis. C’est aussi parce que ces cimetières sont pleins que le chemin est resté vivant.
Le saviez-vous ?
Au XVIIIe siècle, les correcteurs d’imprimerie indiquaient une erreur en dessinant dans la marge un signe : petit cercle barré d’un trait vertical, qui ressemblait au bâton des pèlerins fichus d’une coquille Saint-Jacques. D’où le nom donné à une erreur de typographie : la coquille.
TRIACASTELA
La marche à pied est un hommage à la lenteur, une manière d’assumer nos racines. Nos pieds buttent dans les pierres usées qui entravaient déjà la marche de nos prédécesseurs et la fatigue est la même. A cela s’ajoute la crasse, la vulnérabilité, et la peur qui sont les composantes intemporelles de l’humilité propre au pèlerin. Vertu et détachement des biens matériels de ce monde sont agréés par Dieu. La marche du pèlerin est une pénitence, une prière permanente (certains y ajoutaient le port d’une chaîne nouée autour des hanches ou cheminaient nus pieds). On sait dès le Moyen Âge que la dignité du pauvre, image du Christ souffrant, favorise le rapport à Dieu et permet d’atteindre le Paradis.
Certains pèlerins faisaient un crochet par Ovédio, capitale des Asturies, où se trouvent des reliques attractives (et désaltérantes) : pas moins que du lait de la vierge et du vin des noces de Cana. Par paresse, on se contentera d’un peu de lait de vache additionné de cacao en poudre. Le vin, on s’en passera, même si d’aucuns argumentent que c’est bon contre les courbatures.
Le saviez-vous ?
Lorsque le 25 juillet, jour de la Saint-Jacques, tombe un dimanche, l’année est considérée comme « année sainte ». Une des portes de la cathédrale de Compostelle, la porte du Pardon, murée de pierres et de chaux, est alors dégagée à l’aide d’un marteau d’argent par l’archevêque. Elle restera ouverte pendant un an et ceux qui la franchiront bénéficieront de grâces et d’indulgences supplémentaires. Prochaine année sainte : 2010
En vagabondage depuis plus d’un mois, on n’a rien à se faire pardonner, depuis le Puy notre existence est d’une probité exemplaire. Marcher dans la campagne, le nez au vent, ou marcher vers Compostelle sont deux choses incomparables. La première vous offre une immersion dans la nature
et à cela, la seconde ajoute une dimension mystique, une quête qui se dessine à mesure que la distance au but s’amenuise.
PALAZ DE REI
Les aubergistes espagnols n’avaient pas la réputation d’être d’une scrupuleuse honnêteté. On les soupçonnait de mettre de l’eau dans les pichets de vin, d’utiliser des tonneaux à double fond pour servir un vin différent de celui qu’ils font goûter, d’utiliser de faux poids et mesures et de servir souvent des nourritures douteuses. L’expression « auberge espagnole » provient du fait que l’on ne pouvait être certain de ne pas se faire rouler, à moins de s’y nourrir de ce que l’on apportait. .
SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE
« Tant d’angélus / DING qui résonne / Et si en plus, DING, il n’y a personne ? » , se demande Alain Souchon. Ding, ding, dong, on aurait donc fait tout ça pour rien ? Pas question. Si Dieu est immanent, nous l’avons approché dans notre marche, forgé par l’effort à la fois musculaire et psychique. Si l’homme n’était pas capable d’inventer une intelligence et une force supérieure à la sienne, une détermination qui nous pousse vers les autres et vers des mythes que nos ancêtres nous ont légués, nous n’en serions pas là. Il y a eu trop de bonheurs et de souffrances partagés tout au long du sentier, trop de rencontres, pour ne pas avoir l’impression d’être entrés dans une lumière qui nous éclairera encore longtemps. Ceux qui l’ont fait pourront témoigner d’une candeur renouvelée et d’une aspiration à une vie plus simple. Ils auront, comme nous, perçu l’infini simplicité du bonheur terrestre, et témoigneront qu’il n’est pas de plus grande joie sur terre que de se voir offrir un verre d’eau après une marche torride.
Qui doit-on remercier pour ça ? Dieu ou nous-mêmes ? Les cloches de la tour Berenguela nous donnent raison et semblent ne pas se lasser de saluer notre arrivée ; la plus grosse est même capable de se faire entendre à près de vingt kilomètres. Il ne nous reste plus qu’à respecter les rituels, toucher le pilier central de la cathédrale et saluer les restes supposés de Jacques de Galice, Jacques le mystérieux, ce type incroyable qui a réussi à nous faire faire la plus belle virée de notre vie de piéton.
Pourquoi une coquille comme symbole ?
Sur les côtes de Galice, on raconte qu’un chevalier dont la monture s’est emballée fut précipité dans la mer. Apeuré, le chevalier invoqua saint Jacques et le cheval sortit de l’eau, couvert d’une multitude de coquillages plats, nervurés et larges comme la main. Dès lors, la coquille Saint-Jacques deviendra l’emblème de Compostelle, le symbole du pèlerinage. Traditionnellement, on la ramasse sur la plage du Padron, à l’endroit où la légende fit aborder la barque contenant les reliques de saint Jacques.
A noter que les pèlerins en provenance de Jérusalem rapportent comme symbole une branche de palme.
Notre pèlerinage n’est pas tout à fait terminé. Demain, nous irons (en bus ! la marche à pieds ça suffit !) à Padron, une plage près du cap Finisterre. Cette pointe que nos ancêtres ont longtemps cru être le bout du bout d’une terre supposée être « centre de l’univers », bordée par un océan au-delà
duquel il n’y avait plus rien. On n’y trouvera pas seulement des stigmates du naufrage du pétrolier Prestige, mais aussi d’étonnantes carapaces de mollusques, appelés coquilles Saint-Jacques, cadeaux de la nature offerts en symbole, et conservés en souvenir par tous ceux qui ont franchi le premier pas vers Compostelle… par ceux qui sont convaincus, mais également par ceux qui, avant de juger, sauront que l’empathie ne se nourrit pas seulement de bienveillance. L’expérience commune permettant mieux que tout de comprendre ceux qui nous ont précédés, mais aussi d’apprécier l’autre, ce contemporain dont on ne comprend pas forcément les ferveurs et les croyances, mais avec qui l’on doit partager et non pas se battre.
Mon travail est disponible chez PEMF, BAYARD PRESS, MANGO, n’hesitez pas à visiter mon siteet me contacter pour tous renseignement.
Tous les contenue Texte et photo présent sur ce blog sont bien évidament protégé par le dépos des oeuvres à la BNF ainsi que par l’éditeur qui en posséde l’exploitation pour une durée limité.Toute copie même partiel sans mon accord est donc interdite.
Ecrit par jcrey, le nov 21, 2011 • Catégorie: Featured, Non classé, photographie architecture, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe mariage • 1 Commentaire • Partagez sur Twitter















































































































































