Des photographes
Les STUDIO REY ce sont associé avec l’agence National de l’eau pour un projet ambitieux et passionnant. Nous participons à un évènement débutant à TOULOUSE et ce prolongeant dans de nombreuse ville du sud Ouest. Au coté de grand nom de l’univers photographique nous avons consulté 20 ans d’archives de parcours international, les grandes thématique de ces expositions étant l’eau, la femme et les frontières….En écho à nos engagements, commissaire d’expositions, responsables de communication, éditeurs et différentes agences soutiennent ce beau projet!
Nous nous engageons depuis près de 20 ans, d’avantage pour François Canard ! Contempler, observer, témoigner, et constamment s’interroger. Notre univers à profondément changé ces dernières décennies…comme une évidence! Mondialisation, globalisation, avec les prémisses d’une prise de conscience, d’un éveil collectif….Nos ressources, notre environnement
www.museum.toulouse.fr
Mercredi 20 mars 2013
LES GRANDS RENDEZ-VOUS
18h15
Inauguration de l’exposition photographique “Des femmes, de l’eau, des frontières…”.
19h15
Performances d’artistes autour des femmes et du fleuve Sénégal
Entendez les palabres du conteur-griot sénégalais Boubacar Ndiaye sur la vie des femmes et des hommes du
fleuve, accompagné de Yancouba Diakhaté, joueur de Kora.
Sebastien Cartagena, graffeur professionnel, réalisera en direct une illustration de cette vie quotidienne et Philippe
Sahuc, jongleur de langues, lancera les mots comme des ponts entre nos deux cultures.
Boubacar Ndiaye
Fils de griot, Boubacar Ndiaye a grandi au Sénégal, dans la ville de Tivaouane (région de Thiès). Gardien de souvenirs, il recherche et partage des paroles provenant de son histoire, sa mémoire, ses lectures et de sa propre créativité. Puisant son inspiration du côté du Sahara, il vit en France où il nous livre son regard sur le monde, en perpétuelle mutation. Site internet : http://www.conteur-ndiaye.com/
Philippe Sahuc, jongleur de langues Il traque les rencontres entre les langues comme il suscite les rencontres entre les gens.
un numéro de jonglage où les objets, ici des mots et des phrases de plusieurs langues sont lancés et rattrapés au vol.
L’entrecroisement de leurs trajectoires favorise des rencontres de sons et de sens.
Site internet : http://carambolingue.over-blog.com/
Sebastien Cartagena
Graffeur professionnel, avec plus de 15 ans d’expérience, Sebastien Cartagena est un prestidigitateur et illusionniste mural.
Voir détail de l’exposition
« Le fleuve a la parole »
Boubacar Ndiaye © Cricao
> Jusqu’au 16 juin 2013
Exposition temporaire à découvrir au Muséum
Soirée spéciale autour des Hommes, de l’eau, des frontières
Entrée gratuite
20h30 CINÉ-DÉBAT
Soirée-débat autour de la projection du film “Le fleuve a la parole” (durée : 26 min)
En présence de
Monsieur Mohammed Salem Ould Merzoug,
haut commissaire de l’Organisation de Mise en Valeur du
fleuve Sénégal (OMVS),
Nicolas Anglès d’Ortoli, réalisateur du film pour l’Agence Française de Développement et l’OMVS,
Madame Mame Tacko Diallo, représentante permanente de l’association Eau Vive au Sénégal
Tourné en 2012, ce film dévoile une démarche novatrice de participation et de vulgarisation auprès des populations riveraines du fleuve. Au fil de l’eau, nous comprenons mieux
quelles sont les méthodes mais aussi les difficultés rencontrées par des animateurs de terrain passionnés par ce dialogue renoué en Guinée, au Mali, au Sénégal et en Mauritanie.
Films
Regards de photographes sur la relation ancestrale et quotidienne entre les femmes, de tout âge et de tout continent, et l’eau. Leur choix s’est porté sur des images en noir et blanc, permettant un autre regard, une atmosphère plus mystérieuse…
Les photographies seront exposées sur le mur de briques du Jardin des plantes façe au Muséum, en format géant.
François Canard
C’est en se nourrissant des autres arts et de ses prédécesseurs, qu’il trace sa route. Son travail s’articule depuis toujours autour de trois thèmes récurrents, simples et pourtant fondateurs :
- l’homme dans son entité,
- la nature dans sa globalité (animale, végétale),
- leur interaction.
Il essaie de croiser éthologie, beauté, amour, philosophie, humour et bonheur, pour donner du monde qu’il voit et qu’il aime, une vision qu’il veut personnelle.
Il a réalisé de nombreuses expositions et participé à l’édition de plusieurs livres.
Isabelle Garcia
Née à Toulouse, cette faiseuse d’image se passionne dès son plus jeune
âge pour la photographie. Diplômée en 1991, elle se forme quelques
années plus tard aux techniques du film numérique. Elle raconte des
histoires à partir de lieux qu’elle investit. Croyant à la rencontre avec
l’autre, elle est proche de son sujet : elle ne fait pas des images « sur »
mais des images « avec ».
« Créer des images, est avant tout une invitation à mieux regarder, ce
que nous croyons voir. »
Depuis 2011 elle réalise “Voyages chez les enfants moines”, travail documentaire
sur le monde bouddhiste tibétain. Elle raconte par l’image
et l’écriture le quotidien de jeunes enfants qui se destinent à une vie de
prières et de méditation.
Jean-Charles REY
Après une formation photographique (95-96), il gagne le Népal puis
l’Inde afin d’y effectuer un reportage sur les réfugiés Tibétains. Il
reviendra par la suite à de nombreuses reprises en Asie. Il collabore
depuis 10 ans avec L’UNICEF en Afrique et en Asie.
Son travail s’est très rapidement orienté vers l’enfance, représentation
la plus juste d’un peuple, une part de chacun d’entre nous, instants
fugitifs d’ici ou d’ailleurs.
www.museum.toulouse.fr > Jusqu’au 16 juin 2013
Exposition temporaire
à découvrir au Muséum
LES GRANDS RENDEZ-VOUS Des femmes, de l’eau,
des frontières
Exposition produite par l’Agence de l’eau
Adour Garonne
Du 20 mars au 21 avril
Jardin des Plantes de Toulouse, face au Muséum
© François Canard
© Jean-harles Rey
© Isabelle Garcia
Ecrit par jcrey, le mar 14, 2013 • Catégorie: Non classé, photojournaliste• Tags: photographe journaliste, photographe mariage LYON • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Les photographes
Le STUDIO REY considère la photographie comme un art à part entière. Pas simplement un cadrage méticuleux, des instant captés avec émotion…C’est une passion, un engagement allant bien au delà d’une simple profession! A notre époque d’imagerie global, de l’abondance total, nous ne revendiquons aucune appartenance particulière.
La photographie de mode.
C’est une spécialité très demandé, beaucoup de futur photographe l’envisage très tôt dans leur cursus. C’est un domaine offrant de nombreuse opportunités… Créateur, industrie, magazines étant constamment dans l’attente de nouveaux regards. Les compétences attendue sont vaste et requiers de multiples talents! Techniques, créatifs vraiment novateur, rigoureux et exigent pour une clientèle très « volatile ». La mode en recherche continuel d’un renouvèlement est compliqué a séduire durablement! La communication est un des aspect essencier de ce métier dont les meilleurs doivent faire preuve de polyvalence et d’une grande curiosité. Comme dans toute les spécialités de la profession, la passion domine!
La photographie de presse
Comme ses confrères de la mode, les photographes du secteur de la presse ont l’impératif de ce faire un nom, d’étendre leur « réseau » professionnel. La majorité d’entre eux ne sont pas salariés, le statut de Free lance (pige) est le plus commun. Ils sont dans la capacité d’offrir des sujet complet, des reportages dont la préparation et la réalisation sont bien souvent autofinancé.
Ce domaine d’activité exige toute les qualités technique, humaine et une formation parfaitement en adéquation (voir sujet précédent post). Un photographe de presse doit être engagé, rigoureux .
A l’opposé du photographe de mode ou de publicité, son approche est dénué de toute mise en scène
(bidonné une image). Ce type de photographies doivent être prise sur le vif, l’idée étant de véhiculé du « réaliste » et une objectivité(relative) pour tout type d’évènement. Leur travail est bien souvent très loin de ce que la majorité des lecteurs imagine! Pas forcement sur le terrain de l’actualité ou du grand reportage! Politique, social, conflit, parfois des sujets à priori pas vraiment passionnant mais passage obligé et formateur pour des carrières longue et compliqué! Les journaux, la presse national exigent bien souvent d’avoir eus au préalable un parcours régional…
Une carte de presse n’est pas obligatoire mais est indispensable pour accéder à tous les événement exigent une accréditation, tous les reportages susceptible de passionner un large publique! Elle prouve également l’appartenance à la grande famille du journalisme et offre bon nombre d’opportunité!
Ecrit par jcrey, le fév 18, 2013 • Catégorie: Non classé, photographie de mariage, photojournaliste• Tags: photographe de mariage, photographe mariage, photographe mariage LYON • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Photographe journaliste
1- La presse et ses photographes!
A notre époque, la presse magazine ou quotidienne nous éclaires sur les différents aspect de notre monde, du quotidien aux grand moments de notre histoire.
Malgré tout , l’information n’est pas simplement issue de l’actualité, de l’immédiat…Bien des évènements anodins appel toute notre attention, une analyse attentive. Un engagement sans faille, politique et social est indissociable du journalisme! Un métier dont les orientations sont multiple et ce distingue par de nombreuses choix.
Le photoreporter ou photojournaliste
Ces photographes sont des journalistes, ils travaillent pour différents médias visuel, leurs cœur de métier est bien entendue orienté vers l’image….Les formations aujourd’hui indispensable, tendent à diversifier leur compétences vers la rédaction et la conception du reportage (préparation, synopsis, rédaction, maquettage). L’ œil est ainsi « complété » par l’écriture d’article complet. Des qualifications incontournable aujourd’hui! La sélection est impitoyable… Les grandes écoles de journalisme exigent des prépas longue et couteuse… Culture général, niveau langues mais également scientifique élimine une grande partie des postulants!
Chacun doit être capable de fournir des reportages complet, construit sur des thèmes pertinents, bien ficelé et « vendeur »…Un vrai regard personnel, une approche d’auteur …
Beaucoup sont indépendant et doivent produire sur commande ou vendre après conception… La aussi, mieux vaut être patient et posséder une volonté exceptionnel
Les vrais » beaux sujet » demandent du temps et de gros investissement…Autant dire que cela ne correspond pas vraiment à l’air du temps! Beaucoup seront contraint de produire de l’illustration, des images proprette et sans âme, du standard pas trop compliqué digérer…
De nombreuse options restent envisageable à des niveaux très différent de l’édition et de la presse
Des « options » que j’évoquerais au fils des prochaines semaines
Le photoreportage
Le photojournalisme
La photographie documentaire
Le photographe d’actualité
Les statuts
Ecrit par jcrey, le fév 11, 2013 • Catégorie: Non classé, photographie de mariage, photojournaliste• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
La photographie, un metier.
A quoi cela peut il servir d’apprendre son métier ?
Nous voyons fleurir le terme « autodidacte » dans une profession qui nécessite pourtant de réel connaissance technique et pratique. Du CAP aux formations universitaire, il existes des passionnés qui s’investissent dans ces formations qualifiante et incontournable! Les stages conventionnés sont pertinents et représentent autant d’opportunités de s’enrichir et de faire les bons choix de filière. La photographie est certes une profession « artistique »; mais s’imaginer pouvoir s’affranchir de qualification est une prétention risqué dans l’époque que nous traversons… Elle cantonne presque inévitablement les « photographes » concernés dans les secteurs les moins exigeants et bien souvent mal rémunéré…
Les banques d’images trouvent matière à exploiter des photographies standardisées, cédées à moins d’un €uros par des non professionnels, de la même façon que des » photographes passionnés » proposent toute sorte de « prestations » à des niveaux de compétences et tarifs totalement irréaliste.
Compliqué…. pour le grand publique de bien distinguer la réalité de la profession… Un photographe doit être qualifié et compétent…Oui mais….Un médecin est médecin, son enseigne vous informe à elle seul de son appartenance à un ordre régissant clairement la profession…Un photographe doit être passionné, certe mais encore… Son enseigne ne vous apporte aucune garantie!
Comment apprendre ?
A l’inverse de la médiocrité et du yaourt visuel, bien des agences, groupes de presse , entreprises exigent les meilleurs qualifications,
des expériences concrète et validées… Aussi, très souvent resservie, le discours « je suis passionné et fait de la photo depuis que je suis tout petit » peut motivé une vocation mais en aucun cas justifier de s’abstenir d’aller apprendre son métier !
Entre 2 et 5 ans sont nécessaire pour maitriser les bases, les fondamentaux théorique, artistique et technologique.
Trouver la formation qui nous conviens est un choix objectif qui doit être en phase avec l’évolution des métiers, proche des attentes professionnel.
Les écoles, centres de formation, stages divers doivent être reconnue et validé (souvent conventionné) par les organismes compétent!
Il s’agit la des atouts indispensable à toute profession, aucun encadrement ne régissant clairement certaine spécialités, les appellations les plus farfelus sont à l’ordre du jour…
Pour devenir photographe sur Marseille, nous participons à notre tour à la transmission indispensable de nos expériences auprès de jeunes stagiaires désireux de partager les réalités du terrain… Reportages, enquête, montage, éditing, un univers en pleine mutation qui nécessite des connaissances pluridisciplinaire.
Les nouvelles technologies représentent une part importante de nos investissements et apportent de nombreuse expertises que nous sommes heureux de partager auprès de ces futurs professionnels!
Chaque convention est sanctionné par la réalisation de projet bien concret ! Elle s’articule autour de nombreux supports argentique et numérique (Chambre, moyen format), répondant à 2 impératifs bien d’actualité, l’orientation et l’insertion dans la vie professionnel. En ces temps compliqué pour la création et la réalisation photographique, les anciens élèves ce doivent soutiens et partage pour un réseau qualifié et reconnue internationalement.
Approfondir ces connaissances, acquérir la maturité professionnel demande une mobilité international, une passion inextinguible de l’image et de l’information… Une vocation! Ces cursus doivent être innovant et au fait des technologies de pointe.
Issues
The main land of the Republic of Mauritius, is situated off the coast of the African
continent about 900 kilometers (560 miles) east of Madagascar in the Indian Ocean.
The republic includes outer islands – St. Brandon, Rodrigues and the Agalega.
In Mauritius, health care services are free and accessible to all the population within a
network institution for primary, secondary and tertiary care.
The HIV prevalence is estimated at 1.8% in 2007. There has been a signifi cant shift in
the reported mode of transmission of HIV from heterosexual (until 2001) to injecting
drug use (IDUs). In 2007, 83.6 % of newly detected cases were among IDUs.
The prevalence in high risk groups (identifi ed as sex workers, IDUs and prison immates
- PI) is 15% to 20%.
Country Response

National priorities were identifi ed after extensive consultative process involving all
stakeholders :
• To improve the quality of life of PLWHA through effective and effi cient
comprehensive treatment, care and support
• To create an enabling environment for sustained behaviour change for the
population at large
• To reduce the transmission of HIV among IDUs, PIs and sex workers through
intensifi ed primary prevention efforts
• To reduce transmission of HIV among women,
men who have sex with men, sex worker’s
clients and mobile populations
• To create and sustain an enabling environment
to fi ght stigma and discrimination associated
with HIV and AIDS

• To strengthen the health system for an optimal
response to the epidemic
• To address the social, economic and
environmental HIV and AIDS vulnerability
SEYCHELLES
Issues
The Seychelles is a small island nation located in the Indian Ocean northeast
of Madagascar and about 1,600 km (1,000 miles) east of Kenya. The nation is an
archipelago of 121 islands. About 90 percent of the population lives on Mahé, 9
percent on Praslin and La Digue.
As at December 2007, the cumulative number of cases is 321, the number of patients
on HAART is 120. As in most of the countries in the region, the young people is the
most affected. The most frequent mode of transmission is heterosexual (70%) followed
by combined homo/bisexual (25%) and mother to child transmission (5%).
Country Response

Guided by the outcomes of the situation and response analyses, the strategic objectives
are as follows:
• to create and sustain an environment conducive to a more coordinated and
effi cient multisectoral response to HIV and AIDS
• to reduce the risk factors to HIV/AIDS among the young people
• to reduce the vulnerability of young people to HIV/AIDS
• to reduce the impact (psychological, medical, social, economic and emotional) of
HIV infection and AIDS
A regional initiative committed to the
prevention of HIV/AIDS and STI in the
Indian Ocean Commission member
states; this project is funded by the
African Development Bank.
MAIN OBJECTIVE:
Stem the spread of HIV/AIDS and start to reverse the current trend in Indian
Ocean Commission member states (MDG Nº 6)
PROJECT OBJECTIVE:
Prevent the transmission of HIV/AIDS/STI within and among Indian Ocean
Commission member states
EXPECTED RESULTS:
• sensitization of the population leading to reduced risk behaviour
• universal access to prevention, care and support
• surveillance of the epidemic in the region
Issues
Situated in the north of the Mozambique channel, between Madagascar and the African
east coast, the archipelago of Comoros covers a surface of 2236 Km².
Concerning its economic situation, in spite of its tourism and agricultural potential,
54.7% of the population live below the poverty line. The Comorian population is 100%
Muslim. Societal norms and values are organized around the family. The religious
body is the supreme authority: the “muftorat” has a consultative role in the application
of Islamic laws relating to social issues.
Sexually Transmitted Infections constitute the fi fth reason of health consultation.
HIV prevalence is estimated in 2003 at 0.025% in the general population. The mode of
transmission is mainly heterosexual. The denial of the AIDS epidemic is very strong
among the population and stigma and discrimination also exist among the medical
community and the population at large.
Country Response
Facing this situation, the National Program against AIDS, with its partners, defi ned its
strategies for the period 2008 – 2012 as follows:
• Leadership: commitment, advocacy, resource mobilization
• Prevention and social mobilization: communication techniques, peer education,
didactic tools, prevention of mother to child
transmission
• Care and support : treatment of STI, VCT, care
and support to People Livinsg with HIV
• Research: epidemiological surveillance,
studies
• Coordination, monitoring and evaluation
FRANCE/ REUNION
Issues
Réunion is one of the four overseas departments of France. The island is characterized
by a strong demographic dynamism, with a threefold increase of its population within
50 years.
Concerning HIV infection, it started in 1987 and the prevalence remains relatively low
with a cumulated number of 632 patients at the end of 2007. The main modes of
transmission as at end 2006, are: heterosexual transmission (55.60%), homosexual or
bisexual transmission (30.90%) and injecting drug use (9.60%).
Country Response
Facing this situation, the departmental strategy is more focused on increasing early
testing , condom promotion (especially among young people) and harm reduction.
Additional initiatives of the regional health program (DRASS) are :
• sustain solidarity effort towards the infected patients;
• continue outreach activities targeting most at risk populations
• address the problem of migration and sexual tourism
• continue to train professionals
The program also aims to encourage a global approach to responsible sexuality based
on lifeskills education
MADAGASCAR
Issues
Madagascar consists of twenty two administrative regions. The size of Madagascar is
equivalent to the one of France, Belgium and Luxemburg combined. The country is
ranked 146th out of 177 countries by the” Human Development Index in 2005 “ and
has a low population density compared with other island states of the region.
HIV prevalence is estimated at 0.14% among the adult population (15 to 49 years).
In spite of this low rate, there are potential factors such as high incidence of STI for a
possible explosion of this epidemic.
The main at risk population are commercial sex workers and their clients, MSM and
mobile men.
Country Response
The Executive Secretariat of the National AIDS committee (CNLS) has jointly formulated
with its partners, for the period 2007 – 2012, the following priorities :
• strengthening the political and institutional frameworks that aims to reinforce the
structures of the CNLS at the level of the 22 regions of Madagascar, the 116
districts and in the 1549 communes.
• setting up and reinforcing the clinical services related to prevention, treatment and
psychosocial support.
• Advocacy, communication for behavior change and social transformation. It
means involving the public sector and the
private sector, civil society and international
partners.
• setting up and encouraging local response,
through the promotion of a participative down
to the most peripheral level,
• reinforcing partnerships and the international
collaboration using existing platforms of
meeting (the UN system, the bilateral and
multilateral agencies, the civil society and
private sector)
Derniere réalisation pour la COI-Plaquette – Rapport annuel – Comores – Maurice – Seychelles – Madagascar – Reunions
Ecrit par jcrey, le fév 04, 2013 • Catégorie: Non classé, photojournaliste, voyages • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
2013 en Images
2013….Plein de belles énergie, des projets d’exception pour une année passionnante!
De nombreuse collaboration ce profilent pour ce cru 2013! Que de chemin depuis mes début dans la presse quotidienne! La Provence, Var- matin, ces expériences passionnante et fondatrice, ces années de quête à guetter l’évènement, à apprendre les réalités du terrain et de ce métier. Puis la presse international, d’autre horizons, le « non évènement » des reportages de fonds, parfois très en marge de l’actualité… Une vie sans concession, radicale et exigeante, en un mot passionnante! Pour moi, à l’époque, le cap sur l’essentiel était ailleurs, un engagement qui au fil des années c’est enrichie auprès des acteurs du social et de l’humanitaire.
La création des STUDIO REY fut pour moi l’occasion de prendre les orientations dont je rêvais depuis des années. Une liberté presque incroyable
La photographie de mariage occupe évidement une place de choix puisqu’elle représente 1/3 de nos activités, la photographie industriel nous emmènes depuis 2 ans en Afrique et Nouvelle Guinée, en enfin la presse qui reste malgré tout notre « marque de fabrique ». Nous sommes amoureux des sensations authentiques, d’une vision indépendante et engagé; loin des photographies formatés par la convoitise et le consumérisme encore d’actualité! Nos expertises et complémentarités nous éloignes d’une photographie « sentimentale » ou « esthétisante « Nous proposons bien au contraire une grande cohérence dans cette diversité… Le bonheur de » la forme juste », le doute critique, et l’instant décisif sont autant de voies qui nous semble encore à redécouvrir! Nous avons choisi la continuité, bien mieux adapté que la rupture, nous travaillons sans relâche pour une certaine dignité de notre métier, sans manipulations ni ostentation .

Ecrit par jcrey, le jan 30, 2013 • Catégorie: Non classé, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
STUDIO REY – L’AGENCE
Les STUDIO REY se donne l’objectif d’être totalement en phase avec les évolutions du métier de photographe journaliste, au plus proche des attentes des professionnels des différents médias et bien entendue d’un large publique qui nous plébiscite pour cette expertise hors norme.
Alexandra et Franck, professionnel dans l’événementiel avait une idée très précise de leur reportage de mariage….Notre ambition était de réunir tous les moyens humain et technique pour obtenir un reportage d’excellence! Nos photographes sont photojournaliste de métier. Ce n’est pas un label ou une accroche marketing, Carole, Patrick, Marie ont été formé dans les meilleurs école du secteur et possèdent la polyvalence, l’expérience, ayant intégré les rédactions de journaux, magazine ou agence durant leur longue carriere.
Alexandra et Franck ont investi leur temps leurs compétences pour organiser chaque étape de leurs mariage, domaine, traiteur, DJ, et bien entendue le photographe! Nos entretiens nous ont appris énormément sur ce que certain osent proposer! Tarifs agressifs, préstations et qualification improbable … La crédibilité de notre profession est mise à rude épreuve!
Nous sommes professionnels, passionnés par notre métier et maitrisons parfaitement les réalités du terrain. Nous avons abordé la photographie de mariage depuis 3 ans et découvrons un « secteur » en pleine mutation, un segment ou les nombreuses proposition sont devenue très compliqué à comprendre pour les futurs mariés!
Une clarté pourtant indispensable. Nous plaçons au centre de nos priorités, l’engagement, la sensibilité et l’efficacité professionnel. Comment imaginer proposer des pseudo formule à « la carte » avec des reportages « morcelés » par des options plus ou moins clair…. Cela n’existe que dans les « budgets » et la quête de nouveaux marchés, autant d’élément en défaveur du résultat escompté! Nous réalisons des rêves qui viennent de loin, nous ne sommes pas là totalement par hasard. Choisir son photographe est important, vérifier ces référence est capital!
Nous sommes devenue journaliste par vocation et non par opportunisme, nous vivons de notre passion et la partageons dans un monde en mouvement, un univers de mutation permanente. Alors n’hésitez plus, contactez nous sur www.reportages-photographe.fr.
Ecrit par jcrey, le déc 06, 2012 • Catégorie: Non classé, photographie de mariage• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage, photographe mariage LYON, reportage mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Photographie d’ici ou d’ailleurs
Le flot continue d’images (photographique et autres…) dont on nous inondes parvient à saturer nos synapses, à nous gaver de sensations plus ou moins clairement identifiable. Notre vie stimule ou détruit notre perception, nos émotions.
La photographie à retrouvé sa cote, elle fascine, perturbe, mais attire un nombre croissant d’amateur, de public très divers! Et c’est tant mieux!
Pour les journalistes que nous sommes, nos engagements nous poussent irrésistiblement à pénétrer au plus profond des choses ! Comprendre, ressentir, partager, respecter l’intégrité et la nature propre à chacun de nos « sujet ».
Un grand reportage au Rwanda, au Népal ou à Grenoble…. Un reportage de mariage ou pour une ONG représente notre envie de proximité, de transcender les distances par de véritable liens.
Nous y trouvons le contacte, l’authentique, les présents du hasard, les surprises de la vie.
Nos mariées attendent précisément cette « capacité d’empathie », cet engagement vraiment personnel, bien au delà de « l’industrie du mariage », un mélange des genres subtil et sensible.
Les entreprises et différents organisme nous plébiscites pour nos expériences, nos différences, et une grande complémentarité… des parcours totalement atypique capable de transformer le spectateur, de faire vibrer » le regardeur »!
Nous sommes issus des routes poussiéreuse et savoureuse mais toujours enrichissante, modelé par nos rencontres, pétris de nos expériences, façonné par nos aventures au bout du monde. Nos existences ce confondent avec la photographie, loin de la sédentarité et du ronron quotidien, sorte de prisme grossissant d’une réalité loin du conventionnel.
Ce petit article entremêle nos activités, nos passions, il bouscule les plans, les cadres; chevauchant les principes et les contraintes rédactionnel. Nous abordons en pointillé la photographie, le reportage, laissant soigneusement à leurs places les grand nom du domaine, tachant de modestement éclairer des parcours plus « marginaux »….
Ecrit par jcrey, le nov 26, 2012 • Catégorie: Non classé, photojournaliste, voyages• Tags: photographe journaliste, photographe mariage PARIS, photographe reporter • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Que du Bonheur
Un mariage hors norme pour un couple hors norme! Un DDay à leurs image; naturel et spontané. Pas de chichi, loin des mariage réglé comme du papier à musique, chacun apportant sa petite touche de talents et de savoir faire. Et en Corse la famille est grande
Mention spécial aux parents, présent et unis qui ont apportés toute leurs attentions aux milles petits détails que comporte un mariage cousu main!
La Corse , destination d’ un mariage d’exception . Sur » l’ile de beauté », Cloé et Antoine y ont préparé minutieusement le mariage civil ainsi qu’une cérémonie en l’Eglise de l’assomption de Cargèse.
La maison familiale posé au milieu des oliviers , un cadre sublime pour une fête généreuse et pleine de simplicité.
Tout était réunis pour que « mes » mariés s’unissent dans une ferveur rare et délicate. Tous deux vivent à Paris et ont tout organisé lors de nombreux séjours….
Nous nous sommes retrouvé la veille pour faire connaissance et s’apprivoiser
Une belle rencontre! Une grande et magnifique balade entre Sagone et Cargèse, entre plage et village…
Le temps
Que dire
Tempête de ciel bleu…
N’hesitez pas à venir visiter le site internet www.reportages-photographe.fr
Ecrit par jcrey, le nov 13, 2012 • Catégorie: Non classé, photographie de mariage, photojournaliste• Tags: photographe de mariage, photographe journaliste, photographe mariage • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Agence photographique
Notre agence est composé de journalistes photographes aux expériences très complémentaires.
Nos études nous ont dans un premier temps apporté la connaissance technique et une sérieuse culture sémiologique et social de notre environnement. Nous avons débuté , bien conscient que l’essentiel en art était déjà accomplie, que nous devions rester bien encré dans notre époque sans toutefois nous fixer de quelquonque limites.
Nous abordons « la photographie de mariage » avec chaque année un bonheur renouvelé! Elle nous apportes financièrement la liberté éditorial dont nous rêvions! Nos projets journalistique s’en trouve enrichie et l’aventure encore plus palpitante! Ces deux types de photographies sont les ingrédients subtils dont le résultat est un état de grâce miraculeux
L’émotion pure nous procure un plaisir immense, la sensibilité , l’élégance, la contemplation sont un voyage, un appel à l’amour.
Notre complicité et notre connivence visuelle offre un miroir de l’âme et de l’instantané. Nous pensons nous être libéré des contraintes ordinaires pour accéder à un univers aux palettes d’émotions inépuisable.
Les Studio Rey s’affirme comme une agence hors norme, indépendante et très engagé. Nos reportages racontent, évoquent d’une façon libre et intime, sincère et profondément respectueuse , authentique.
Ecrit par jcrey, le nov 04, 2012 • Catégorie: Non classé • Pas encore de Commentaires • Partagez sur Twitter
Un photographe sur la route
Vagabonder sur la route
Les documents de police qui sont parvenus jusqu’à nous attestent que tout au long de la grande époque du pèlerinage, un bon tiers des pèlerins est incapable de donner une précision sur sa destination. Beaucoup semblent s’être installés dans un vagabondage sans fin, situation qui vaut au pèlerinage d’être frappé de suspicion. Trop d’individus se soustraient par son biais à l’autorité des parents ou à l’obligation sociale qui impose implicitement à tous de travailler. Les législations successives expriment toutes la nécessité de faire la distinction entre le statut de pèlerin et celui de vagabond, ce dernier restant de tout temps voué aux pires sanctions.
Ce reportage, commandé par Fleurus depuis pas mal de temps était également l’occasion de ce retrouver, de confronter des époques differentes, des rythmes totalement hors norme…1600 kms de marche, de rencontre, un reportage photographique loin de la productivité et des agitations du monde.
Saint-Jacques-de-Compostelle
Le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle illustre par un acte fort et depuis plus de mille ans la vitalité du monde chrétien occidental. Désertées pendant quelques siècles, les routes de Compostelle renouent avec un engouement plus que jamais d’actualité. Nous sommes partis relever les indices présents et passés d’un itinéraire puissamment chargé de ferveur, un parcours mystique où les témoignages humains et architecturaux abondent. Nous y avons rencontré des hommes, pénétré leurs croyances, leurs symboles, et revisité l’histoire d’un chemin de pèlerinage emprunté par des millions d’entre eux depuis le Moyen Âge.
Tous les chemins ne mènent pas à Compostelle. Nous empruntons le plus usité, depuis le cœur de la ville du Puy-en-Velay jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, au bout du bout de la Galice, tout près du cap Finisterre. Pour rejoindre le centre de la France au point le plus à l’ouest de toute l’Europe, il faut arpenter plus de mille cinq cents kilomètres de chemins creux. Deux mois de marche où l’on ne croise personne car tous convergent vers un seul but, atteindre la basilique et saluer à sa manière les reliques présumées de l’apôtre Jacques.
Au bout de la route, après avoir vaincu la fatigue et s’être débarrassé de la poussière, nous en saurons un peu plus sur ce qui poussait et pousse les hommes à quitter leur maison, à se déraciner provisoirement et partir sur des routes improbables dans l’espoir caressé de comprendre d’où ils viennent… et où ils vont. Les quêtes et les pèlerinages seraient avant toute chose liés à notre condition humaine : essayer de retrouver celui ou celle qui nous a un jour débarqué sur cette terre en nous donnant les clefs de l’amour mais pas celles de l’immortalité.
Sac sur le dos, lacets ficelés par un double nœud, bâton de pèlerin en main, prêts à mettre un pied devant l’autre et à recommencer, Santiago, nous voici !
LE PUY-EN-VELAY
Il est encore tôt et les portes de la cathédrale sont closes. Malgré le calme apparent de ce petit matin d’été, une agitation à peine perceptible depuis le parvis fait vibrer l’air et témoigne d’une singulière effervescence. Une rumeur joyeuse parvient vers l’extérieur depuis les lourds ventaux de l’édifice et, à qui sait entendre, les murs de la cathédrale résonnent d’une liturgie particulière. Il est 7 heures 30 du matin et nous sommes au début du mois de juillet, le soleil qui caresse les toitures et les statuaires de pierre promettent déjà une journée caniculaire.
Enfin, les portes de la cathédrale, franchies par tant de souverains et de princes, s’écartent lentement et une musique religieuse s’épanouit vers l’extérieur. Ce chant de sortie, qui indique la fin de la messe, signale aussi le début d’une grande aventure. Des pèlerins en partance, ayant reçu à l’instant la bénédiction du prêtre, sortent de l’édifice et se regroupent sur le parvis. On les appelle Jacquets, Jacquots, Jacquaires, Jacots et ceux qui avaient déposé leur bagage et leur bâton de pèlerin contre le mur du fond de l’église les reprennent en sortant. C’est ici et maintenant que commence leur pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
À âme vaillante, rien d’impossible ; l’aventure qui s’ouvre devant leurs pas s’annonce rude et ce n’est pas par manque d’un enthousiasme perceptible sur le parvis que beaucoup n’iront pas jusqu’au
bout. Du moins pas cette année ! La plupart morcelle l’itinéraire et ajoute chaque été une étape supplémentaire à leur carnet de pèlerin. Pragmatisme : la quête d’un mysticisme moderne s’accorde avec l’exercice d’un emploi et le départ en pénitence coïncide le plus souvent avec les congés payés.
Carnet de notes et topo guide du GR 65 en mains, nous joignons nos pas aux leurs. Mille six cent kilomètres de marche à pied, il paraît que ça use les souliers, d’autres disent que ça affûte l’esprit.
Bénédiction du prêtre :
« Reçois cette besace en signe de ta pérégrination pour qu’ayant mérité ton salut par ta pénitence, tu parviennes au but de ton vœu de pèlerin. Reçois ce bâton, qu’il te fasse vaincre les embûches de l’ennemi et parvenir au but. »
SAINT-ALBAN- SUR-LIMAGNOLE
Selon l’Evangile, Jacques le Majeur, frère de l’apôtre Jean et chouchou de Jésus, fut décapité dans sa Judée natale après avoir passé une partie de sa vie à évangéliser la péninsule ibérique. Une légende raconte que sa dépouille fut ramenée en Espagne par la route maritime, sur une nef de pierre, guidée, comme il se doit, par des anges. Une fois abordées les côtes de Galice, non loin du cap Finisterre, le corps du supplicié fut porté vers l’intérieur des terres avant d’être inhumé en un lieu appelé champ de l’étoile (Campus stellae : Compostelle).
En l’an 830, deux bergers, guidés par une étoile, découvrent un sarcophage contenant des reliques. De cet instant, naît un mythe qui fait sensation dans toute la chrétienté. De ce mythe grandit une bourgade au cœur de laquelle on élève une basilique. La nouvelle à peine répandue, les premiers pèlerins se mettent à affluer. Le roi des Asturies, Alphonse II, doit faire agrandir la basilique. Celle-ci devient cathédrale. Dans la foulée, la ville se dote d’une université qui fait d’elle la capitale culturelle de toute une région et le centre spirituel de l’Espagne tout entière. Compostelle, dont les moins croyants prétextent que l’origine étymologique de son nom provient du mot cimetière, est aujourd’hui une cité à l’aise dans son époque : sa pieuse destinée cohabite sans complexe avec le modernisme d’une grande ville estudiantine. L’Espagne a de l’appétence pour les festivités nocturnes et Compostelle « by night » n’est pas une légende.
ESPALION
L’an Mil vient d’être célébré, les hommes vivent dans un cadre rural, au cœur de grands domaines
hérités des Romains et alors qu’ils attendent le retour promis de Dieu sur Terre, rien ne se passe. Persuadés d’être eux-mêmes des créations divines et ne concevant le monde que comme un espace magique dont seul le clergé possède les clefs, ils commencent à avoir des soupçons sur la manière dont ce dernier assure la religion (du latin religio, religare : relier). Les châtiments divins qui s’abattent sur eux les font douter de la qualité de ce lien, et deviennent prétextes à rechercher un salut plus proche des enseignements originels. D’autant que les excès des ecclésiastiques ne font qu’envenimer le sentiment de suspicion ; le partage des ressources semble obéir à une stricte loi : aux hommes de Dieu les richesses, les bombances, fornications, vices et autres trafics, au reste du monde la famine, la misère, les invasions, les troubles et les épidémies. Même si un dixième des revenus de l’Eglise est consacré aux besoins des pauvres, la misère est grande et la maladie comme la disette hantent les esprits du plus grand nombre. Les hommes vont progressivement investir par eux-mêmes la relation à Dieu, se montrer davantage acteur de leur propre croyance.
Pourtant, jusqu’au Xe siècle, malgré la nouvelle fascination exercée par Compostelle, de nombreux pèlerins se contentent de partir pour Rome ou Jérusalem. Le premier pèlerin reconnu, l’évêque du Puy-en-Velay, Mgr Godescale, ne prend la route qu’en l’an 950, un siècle après la découverte des restes de l’apôtre. Loin de revêtir la simplicité requise à celui qui s’adresse à Dieu, il s’encombre d’un cortège de barons, d’ecclésiastiques et de troubadours et s’entoure d’une escorte militaire éloignant tout danger. On imagine le tout, paradant davantage que chevauchant, sur des chevaux ou des mulets lourdement caparaçonnés. Après lui, nobles et riches, prennent l’habitude de voyager en grand équipage. D’autres, moins téméraires mais tout aussi fortunés, font leur pèlerinage par procuration et se contentent d’envoyer un messager. C’est ce que font Louis XI, Blanche de Castille ou bien encore Jacques Cœur (indisponible pour cause d’emprisonnement). Parmi les grands de ce monde, seul Louis VII fait le voyage. Si pour les plus aisés, garder son rang consiste en une sorte d’hommage rendu à l’Apôtre Jacques, les plus humbles se risquent sans protection sur des routes peu sûres où sévissent mille dangers : loups, détrousseurs, pillards, ribaudes, routiers, vagabonds, déserteurs, sans emploi, faux guides, arracheurs de dents, vendeurs de remèdes contre les serpents, faux péages, bateliers malhonnêtes ou coquillards (voir plus loin).
Avant de partir, chacun rédige son testament, se procure des recommandations auprès du curé, se confesse et guette l’arrivée des beaux jours. Il faudra être de retour avant les vendanges ou les récoltes de la fin de l’été, et pendant le voyage, on pourra profiter des basses eaux pour traverser les rivières.
Malgré les complications et les dangers, rien n’arrête la passion. Saint-Jacques-de-Compostelle devient rapidement la principale destination de l’Occident chrétien. On prête au saint la capacité d’accomplir des miracles de guérison et sa réputation qui ne cesse de croître attire toujours plus de croyants. On y vient depuis toute l’Europe et même au-delà, convergeant vers des lieux de regroupements à partir desquels plusieurs chemins conduisent les pèlerins vers l’Espagne. Tout est prétexte à venir s’agenouiller devant les ossements présumés de saint Jacques : accomplissement d’un vœu personnel, remerciement pour une guérison ou bien quête de celle-ci, garantie d’une météo clémente (nous sommes au Moyen Âge, et la survie dépend en grande partie des récoltes), voir naître un fils, obtenir une grâce de justice, ou simplement s’assurer le salut de son âme dans l’au-delà. Il arrive aussi qu’une paroisse mandate des pèlerins, comme à Perpignan en 1482, pour obtenir la fin de la peste. A la belle saison, plus de mille pèlerins traversent chaque jour les villages.
L’effervescence durera jusqu’au XVe siècle. Mises à mal par les guerres de religion qui rendent les déplacements dangereux, la dévotion faite aux saints et la superstition médiévale ne survivront pas au nouvel esprit de la Réforme et des Lumières. Luther se prononcera contre les pèlerinages et Erasme dans son Eloge de la folie s’indignera : « Il faut être fou pour aller à Saint-Jacques ! ».
Il faut attendre le milieu du XXe siècle pour que le pèlerinage ressuscite. En 1987, le Conseil de L’Europe attribue au pèlerinage vers Saint-Jacques le titre de premier itinéraire culturel de l’Europe. Aujourd’hui il est classé Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
L’HOSPICE D’AUBRAC
Fondé en 1120 par le comte d’Adalard, l’hospice d’Aubrac témoigne de l’importance des dons qui pouvaient être faits pour honorer saint Jacques. Réchappé par miracle d’une embuscade alors qu’il est en route pour Compostelle, le comte formule le vœu de créer à son retour un hôpital destiné aux pèlerins. Rappelé à l’ordre par Dieu sur le trajet qui le reconduit chez lui, il fait bâtir au point le plus élevé et le moins accessible du plateau d’Aubrac, une imposante domerie (une domerie était une
sorte d’hôpital) dans laquelle 12 prêtres, 12 dames, 12 moines augustins et 12 chevaliers allaient vivre à demeure. A la fin du XVe siècle, on estime qu’entre 50 et 100 personnes s’arrêtent chaque jour à l’hospice. Pendant la belle saison, les pèlerins étaient autorisés à y passer une nuit, et cela pouvait aller jusqu’à trois en hiver.
Pour cette étape, nous rattrapons Pascal et Florence, des amis du Vaucluse. Leur petite fille de quatre ans est du voyage, ainsi que Napoléon, une mule efflanquée pour qui cette route est une habitude familiale, puisque c’est traditionnellement sur le dos de cet aimable ongulé que les ecclésiastiques, dûment autorisés par leur évêque à quitter leur paroisse, parcouraient le chemin. Les crottins de notre sherpa du jour rivalisent avec les balises rouge et blanc spécifiques aux chemins de grande randonnée pour guider les pas de nos éventuels poursuivants. Quant à nous, pas de danger, il parait que si on se perd, il suffit d’attendre la nuit et de s’orienter vers la voie lactée.
Le vêtement du pèlerin :
Les hommes portent une robe assez courte recouverte d’un chaperon qui s’ouvre de plus en plus sur les épaules, c’est le mantelet. Progressivement il devient une cape : la pèlerine.
Le chapeau (sombrero bello), fait d’un cuir souple ou de feutre, est relevé sur le front.
Aux pieds, on porte des sandales ou des brodequins, au moins au début du trajet. Beaucoup terminent nus pieds, pas seulement par pénitence, mais simplement à cause de l’usure de leurs souliers.
La besace de cuir contient les vivres, le passeport (la Compostelle) et les attestations du curé.
Le bourdon est un bâton ferré idéal pour la marche et faire fuir les chiens. A l’aller on y accroche la gourde. Au retour, on y joint une coquille Saint-Jacques.
Pour ne pas se tromper :
Les quatre départs sont eux-mêmes des centres de pèlerinage importants, lieux culturels et religieux qui attirent les foules. Leurs chemins filaient (plus ou moins) droit vers l’Espagne et se rejoignaient à Puenta la Reina, de l’autre côté des Pyrénées. Certains pèlerins choisissaient une variante de la via Turonensis et partaient du Mont-Saint-Michel. Leur route ne quittait pour ainsi dire pas le littoral atlantique mais obligeait à la traversée redoutée de la Gironde.
1 : Via Tolosana ou via Egidiana : départ Arles, Espagne par le col du Somport.
2 : Via Podensis : départ du Puy-en-Velay.
3 : Via Turonensis : départ de Tours, traversée de la Gironde, les Landes puis Ostabat. Une certaine Mme Paulmier, habitante riveraine de ce chemin, inventa un jour, à l’intention des pèlerins, un gâteau en forme de coquille boursouflée. Elle lui donna son prénom, Madeleine, et ignorait qu’elle ferait plus tard les délices d’un certain Marcel Proust.
4 : Via Lemovicensis : départ de Vézelay, puis Limoges.
Selon certaines études récentes, il n’y avait pas une route… mais une multitude de routes et de ramifications. Il semble même qu’on aurait mis bout à bout des chemins qui menaient à des pèlerinages locaux. Le guide du pèlerin, rédigé par Aimery Picaud au XIIe siècle sur la base duquel nous avons étayé notre parcours, ne serait connu que depuis sa traduction en 1938 et totalement ignoré précédemment.
Aimery Picaud, moine natif du Poitou, rédige son Carnet de voyage entre 1110 et 1140. Son récit fait partie d’un ensemble de textes appelés Codex calixtinus, dont un manuscrit est conservé à Compostelle.
CAHORS
Au Moyen Âge, à peine sorti de l’Antiquité chrétienne, on accorde une forme de dignité aux pauvres. Ceux-ci sont considérés comme l’incarnation du Christ souffrant sur la croix, et bénéficient d’un regard bienveillant de la part des plus nantis. Faire l’aumône à un démuni permettait de gagner des faveurs pour le Paradis. Commerce équitable : le pèlerin, détaché des biens matériels et des affections du monde, peut prétendre momentanément assurer son existence par le don de nourriture fait par d’autres. Pour autant, sa dépendance est relative, il n’est ni un vagabond, ni un mendiant, et bénéficie d’un statut qui le place dans une parenthèse bien particulière.
Pas besoin d’être fortuné pour se lancer sur les chemins. Pendant la première moitié du XIIe siècle, période suscitant le plus d’engouement pour le pèlerinage, beaucoup quittent famille et chaumière. Pas mal meurent en route, la plupart reviennent fortifiés. La route est dangereuse et incertaine, mais les témoignages de pèlerins font état d’un esprit bien éloigné de la contrition dont on les affuble. Les paysages enchanteurs que nous traversons l’étaient tout autant voici mille ans, et à n’en pas douter, tous ceux qui sont passés ici ont pris plaisir à l’aventure et à la découverte. Les chants et les récits parvenus jusqu’à nous témoignent de cette joie qui habite les prétendants au départ. A tel point que si le pèlerinage reste aux yeux de certains la pénitence et le geste de piété, il est aussi pour les plus jeunes une forme d’évasion, un moyen de découvrir le monde, de « veoir pais » tel qu’on le prononce à l’époque médiévale.
Sous François Ier, une police des vagabonds est créée. Sous Louis XIV, certains pèlerins, confondus avec des mendiants et n’ayant pas su justifier d’un domicile, se voit expédier aux galères, ou enfermés dans des prisons, on peut aussi les enchaîner deux par deux à creuser des canaux.
La passion du Christ ne peut expliquer cet engouement pour le pèlerinage. Si tant de gens se retrouvent sur les routes c’est qu’ils vivent à une époque où politique et religion sont intimement liés. Compostelle doit un peu de sa notoriété aux intérêts des alliances diplomatiques qui se nouent. Ce n’est pas un hasard si saint Jacques, renommé pour la circonstance « le Matamore » (celui qui tue les Maures) est présenté comme le sauveur de la chrétienté, patron de l’Espagne face aux invasions musulmanes ou à la montée de l’hérétisme cathare.
MOISSAC
Au fil des jours, le corps s’adapte à l’effort et les kilomètres s’égrènent sans qu’on y pense. Le chemin serpente entre les clairières, les bourgs, les abbayes. Il s’écarte d’un passage pourtant ombragé pour obéir de manière imprévisible au relief du terrain, mais, bonne surprise, forme une
halte inespérée auprès d’une fontaine de pierre séculaire. Les préoccupations des derniers mois laissent place à des perspectives optimistes. Surproduction euphorisante d’endomorphine due à l’effort sportif disent les uns, effets élémentaires de la rencontre avec Dieu pensent les autres. Peu importe, un pas chasse l’autre et les jours se succèdent en rythme. On sait que nos besoins seront contentés. Aujourd’hui comme hier et comme demain, on trouvera bien de l’eau pour boire, un peu de verdure pour se reposer ; le soleil sera présent et s’il pleut on sera heureux quand même.
CONQUES : L’abbatiale Sainte-Foy
Nous passons à Conques mais nous n’y dormons pas. Le presbytère qui nous accueille ce soir permet un hébergement pour le moins modique. Ce décor fait de murs recouverts de chaux et d’un lit doté d’un matelas rayé de gris, sur lequel on jette notre duvet pour le transformer en un havre merveilleux, est tout ce dont nous avons besoin. C’est l’heure où on enlève ses chaussures et où on s’allonge tout habillé. Dans les hospitalets médiévaux, les pèlerins secouaient leur manteau devant les cheminées pour en faire tomber la vermine. La saleté a disparu, le passé est dépoussiéré et l’âtre de briques rutilantes de notre chambrée n’a pas vu une allumette depuis des lustres. Mains derrière la tête et talons appuyés contre les renforts métalliques de notre couche, le corps et l’esprit se mettent au diapason. Ni douleurs, ni soucis, c’est ce que les Grecs appelaient l’état de catharsis, on se sent infiniment bien et heureux.
Le saviez-vous ?
Le Crédencial est une sorte de passeport qui identifie le Jacquet auprès du réseau des hébergeurs.
Le Compostella est une certificat délivré au randonneur qui réalise au moins les 100 derniers kilomètres avant la basilique de Compostelle.
Il y a longtemps que nos conversations ont quitté les rivages de nos préoccupations habituelles. Le bavardage est le meilleur passe-temps du randonneur. Tout est prétexte, les souvenirs et les projets se teintent de perspectives philosophiques et le moindre papillon qui passe devient source de dialogue. Disponibles pour observer la nature et deviser de tout, nous le sommes aussi pour les rencontres. Voici justement de drôles de « Jacotins ». Henk et Marika viennent des Pays-Bas ; le pèlerinage, ils le font en deux-chevaux Citroën et si ce ne sont pas les étoiles de la voie lactée qui guident leur route, les informations leur proviennent quand même du ciel via un GPS ventousé sur le pare-brise. Camping à la ferme, petites routes très secondaires et lectures de guides font le quotidien de leur périple. En réduisant le parcours aux seules haltes accessibles par le réseau routier, ils ont davantage de temps pour les visites, pour les bonnes petites tables et pour la sieste nous
disent-ils. Péché avoué, à moitié pardonné.
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
A Ronceveaux, une pancarte annonce la couleur : Compostelle 787 km. A une époque où les hôtels n’existent pas, où les routes sont des chemins muletiers et où on se protège du froid et de la pluie avec des vêtements de fibres naturelles, au col d’Ibaneta et au monastère de Roncevaux, des cloches appellent les égarés perdus dans le brouillard. Les pèlerins, exténués par une marche d’approche dans des conditions climatiques pour lesquelles ils ne sont pas équipés, peuvent alors espérer se laver à l’eau courante et même prendre un bain. Certains sont à bout de force, leurs brodequins sont en lambeaux et leur état de santé général est calamiteux. On ne traverse pas à pieds la France du
Moyen Âge ou de la Renaissance sans encombre. L’hospice de Ronceveaux voulu par le roi d’Aragon et l’évêque de Pampelune garantit quelques douceurs aux pénitents. A 952 mètres d’altitude, sur le versant espagnol du col d’Ibaneta, ils sont attendus par des Augustins et tout est prévu pour eux, l’hospice comprend une grande église, un hôpital, une auberge et… un cimetière.
Le pèlerinage se nomme désormais périgrinacion. Nous voici en Espagne. Espagne dévote et facilement pénitente, Espagne pieuse et définitivement catholique depuis la reconquista (la reconquête) de ses royaumes repris aux musulmans après plusieurs siècles de luttes. Si Tolède est récupérée en 1085, Grenade doit patienter jusqu’en 1492. L’art de la pierre et les pèlerins n’ont pas attendu toutes ces années pour exalter la grandeur du christianisme et l’amour de saint Jacques. Aujourd’hui, de ce côté-ci des Pyrénées, les églises continuent à faire le plein le dimanche et il n’est pas rare que l’on doive assister à la messe depuis le parvis, tant la nef est pleine de monde. En Espagne, si l’on écarte la Corrida et les succès de Fernando Alonso en Formule 1, Dieu reste sans concurrence.
Puenta La Reina assure la jonction de tous les chemins qui viennent de France, désormais, on pérégrine sur le camino francès, le chemin des Français.
VISCARRET
Ici, on aime les pèlerins, les maisons qui bordent le chemin assurent par leur décor la pérennité du chemin. Toute une économie, une iconographie, une ambiance constituent cette impression qu’un comité d’accueil itinérant accompagne nos pas. Pourtant, ici comme ailleurs, les détracteurs ne manquent pas. Il parait même que le culte de saint Jacques n’est qu’une falsification d’une vérité invérifiable destinée à servir la consolidation d’une Europe catholique. Les reliques sont souvent fausses ou absentes et les contradictions historiques ne manquent pas. La tête supposée de saint Jacques est douée d’ubiquité et plusieurs sites revendiquent d’ailleurs sa possession (c’est le cas de Toulouse ou de Grenoble) A Compostelle même, des fouilles sont régulièrement entreprises pour tenter d’authentifier les reliques. Idolâtrie et sciences archéologiques ne font pas bon ménage. Justement, ce matin, nous partageons un bout de chemin avec un pèlerin d’une grande piété. Nous bavardons de tout et de rien et il finit par nous interroger sur le Mystère : « Si Dieu était visible, ce serait trop facile », nous prévient-il. Puis il disparaît à grandes enjambées et nous laisse seul avec un questionnement renouvelé.
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PAMPLUNE
A San Sébastian se vendaient des pierres d’hirondelle. On en portait une sur soi et on ne souffrait ni de la fatigue, ni de la soif, on était protégé des maladies. Le long du chemin, on pouvait aussi acheter des pierres de croix ou des pierres d’aigle, que l’on trouvait, croyait-on, dans des nids d’aigles ( il s’agissait en fait d’oxyde de fer), qui guérissaient des empoisonnements.
En 997, l’Espagne adopte pour cri de guerre : « Santiago y cierra Espana ». Saint Jacques, l’apôtre de la paix, se transforme pour les besoins de la cause en guerrier arrogant. Il devient saint Jacques le Matamore, une sorte de super saint Jacques. Vêtu d’une cuirasse et armé d’une épée digne d’Excalibur, il encourage ainsi les énergies de reconquête. Ce n’est pas inutile, les hommes du sultan Cordouan Al-Mansour sont d’impitoyables guerriers. Ils ont l’audace de piller Compostelle et de raser son église, sacrilège ! ils seront vaincus à la bataille de Calatanazor. On est en pleine Reconquista. Encouragés par les rois, les papes et les abbés de Cluny, les Espagnols se battent et
tentent de renvoyer les assaillants d’où ils viennent. En 1118, les Béarnais de Gaston IV dévalent des Pyrénées et les Maures sont vaincus. Le chemin de Compostelle par Léon et Burgos est rouvert. Il est équipé d’hospices, d’auberges et d’églises, les pèlerins peuvent reprendre leur marche.
ESTELLA
Souffrance de la marche, voûtes plantaires en surchauffe, tendinites, crampes, hanches douloureuses au moment de charger le sac sur les épaules. Nous sommes duel, séparés distinctement en deux, une partie de nous, notre squelette, nos muscles et nos sens, appartient à la nature et nous inscrit dans le monde des animaux. L’autre partie, notre âme et notre système de pensée nous font homme. Nous sommes des animaux doués d’intelligence et de sensibilité, des bêtes de somme en gamberge perpétuelle. Le langage fait le lien de tout, on pense, on s’interroge, on se parle.
On ne marche pas sur les chemins de Compostelle sans s’interroger sur la vie, sur notre passage terrestre et ce qui restera de tout ça. La douleur de la bretelle du sac à dos qui cisaille l’épaule s’oublie à l’instant où on décide d’une pause à l’ombre bienveillante d’un olivier biscornu ou bien d’un montjoie, petits monticules de cailloux qui jalonnent encore le chemin à destination des pèlerins. Le chemin de Compostelle, c’est le chemin de la vie, la vraie, faite de souffrances et de
NAJERA
Plus de gaz. Ce soir on mangera cru. Dans les récits où il est question d’êtres diabolisés, on raconte que les possédés absorbent uniquement de la nourriture crue. Celle-ci étant symboliquement caractéristique de l’animalité, de la possession, du Diable en soi.
BURGOS
C’est un moine de la Chaise-Dieu, Aleaume, qui a fondé le grand hospice de Burgos. Burgos, c’est Bourges en espagnol. Ailleurs, les hospitalets et les hospices (tous lieux destinés à accueillir les pèlerins) ont pour certains été créés par d’anciens pèlerins, des templiers (comme à Jaca ou à Burnao), ou même des associations de pèlerins regroupés dans des organisations appelées confréries Saint-Jacques. L’une d’entre elles a subsisté jusqu’à aujourd’hui. On lui doit même un hôpital à Paris, l’hôpital Saint-Jacques.
SAHAGUN
A Sahagun, les lances étincelantes de guerriers victorieux, plantées là, en alignement, pour glorifier le dieu des chrétiens, ont pris racine, se sont mis à verdoyer et forment une rangée d’arbres. Les végétaux qui nous font un peu d’ombre sont un cadeau du ciel mais n’empêchent pas notre gourde d’être souvent à sec. La soif oblige à une aumône des plus sobres et la quête de l’eau permet souvent les plus belles rencontres ; par l’attitude d’humilité qu’elle implique, demander la charité s’apparente à une prière. Les riverains d’aujourd’hui ne s’y trompent pas, « Qui vous reçoit me reçoit » proclame l’Evangile de saint Jacques. De fait, la tradition d’accueil orchestrée par leurs ancêtres n’est pas reniée et souvent quelques fruits du potager viennent compléter notre menu.
Le saviez-vous ?
Un jour, un groupe de pèlerins se présente devant une passerelle dont le franchissement est rendu périlleux par la faute d’une forte crue. La situation empire et bientôt un embouteillage se crée. Des milliers de personnes sont bloquées et personne n’ose s’aventurer. Parmi les pèlerins, une jeune femme, Bone de Venise, portée par un courage qualifié de miraculeux, s’engage sur la passerelle, bras et yeux levés vers le ciel. Tout le monde passe ensuite. Leur témoignage a permis de canoniser Bone qui est aujourd’hui la patronne des hôtesses de l’air.
LEON
Au cours des siècles, hospitalité et protection s’offrent aux pèlerins tout au long de leur longue pérégrination. Les moines de Cluny et de Cîteaux ont en charge leur accueil et l’entretien des chemins. Dans les hospices et les monastères de l’Aubrac, des Pyrénées ou des Landes, sur les hauts plateaux espagnols (régions redoutées), on s’efforce de partir à la rencontre des pèlerins égarés dans les brumes ou la nuit et l’on trouve même des volontaires pour faire un bout de route le lendemain matin. Contre la fatigue, on prescrit des bains chauds, on distribue des infusions de salsepareille, de ronce, de tilleul. Pour soigner les bronches, on sert de la menthe avec du miel, on applique des cataplasmes. Chaque hospice cultive un jardin de simples (herbes aux vertus médicinales) et possède ses recettes, ses pommades, ses tisanes.
Les particularités géographiques ou climatiques, les souffrances corporelles ne constituent pas les seules difficultés. La peur des bandits de grand chemin habite les pèlerins et les incite à rester grouper pour faire front. Au sortir de la guerre de Cent Ans, la misère a jeté sur les routes bon nombre de désœuvrés et de malheureux. Rapidement acquis à la cause du crime, des bandits aussi mobiles que cruels, les coquillards, perpétuent leurs crimes sur les axes fréquentés par les pèlerins. Hors de toute citoyenneté et portant une coquille en signe de reconnaissance, ils rodent à la recherche de larcins, avant de se détendre dans des tavernes et s’adonner à d’autres activités tout autant proscrites : jeux d’argent, beuverie, prostitution. Beaucoup finissent à la potence et c’est à cause d’eux que les pèlerins doivent désormais se doter d’attestations et de passeports. Une ordonnance de Philippe II (1590), interdit plus tard à quiconque de s’habiller en pèlerin s’il n’est pas en pèlerinage. Il ne peut désormais s’écarter de plus de quatre lieues du chemin. Un droit international franco-espagnol est même élaboré, se substituant aux réglementations locales, pour protéger les pèlerins et leur accorder des privilèges (exemption de péages par exemple).
RABANAL DEL CAMINO
L’attrait pour Compostelle stimule le commerce tout au long du chemin. Avec le développement de l’économie monétaire, les Français viennent faire des affaires en Navarre et en Castille. Ils sont couteliers, tailleurs, cordonniers, aubergistes, changeurs de monnaie, artisans… Dans le sens inverse, le chemin conduit des négociants de Galice jusqu’en Champagne, ils vendent de la laine, des peaux, du blé et même des coquilles. Ils se chargent d’étoffes en retour. Même si le chemin est encombré de soldats, de mendiants, de paysans déracinés par la misère ou de vagabonds en maraude, tout un peuple assure sa subsistance par le commerce avec les pèlerins. Témoignage sur la vivacité des rencontres possibles, selon Christian Paultre (historien) :
« … les pèlerins se rendant à de nombreux pèlerinages, surtout à Saint-Jacques, vivaient d’aumônes. Les frères mendiants, les prêcheurs de toutes espèces allaient de ville en ville, prononçant devant les églises des discours passionnés ; d’autres spéculaient sur les mérites des saints du paradis ; les clercs se rendaient de couvent en couvent, apportant les nouvelles ; les étudiants rejoignaient leur université… Puis on rencontrait sur les routes des jongleurs, des diseurs
de contes, des marchands d’animaux ; des soldats en congé ou rejoignant une armée, qui encombraient les chemins, côtoyant une multitude de mendiants… »
Les chevaliers de l’ordre de Santiago protégent les pèlerins à partir du XIIe siècle (depuis lors, en cas de problème, s’adresser plus simplement à la gendarmerie du district).
VILLAFRANCA
A Villafranca, l’église Saint-Jacques offre à ceux qui s’y arrêtent à bout de forces, les mêmes privilèges que s’ils étaient parvenus au but ultime à Compostelle. Dieu leur accordera les mêmes indulgences et leur ouvrira béantes les portes du Paradis. Sur le chemin, les boiteux, bossus, tuberculeux et autres éclopés de la vie étaient plus nombreux que les biens portants, et si les récits de guérisons miraculeuses stimulaient les ardeurs, les cimetières du bord du camino francés sont pleins de ces pèlerins morts en route, mis en terre par leurs compagnons dans l’odeur des thyms et de brebis. C’est aussi parce que ces cimetières sont pleins que le chemin est resté vivant.
Le saviez-vous ?
Au XVIIIe siècle, les correcteurs d’imprimerie indiquaient une erreur en dessinant dans la marge un signe : petit cercle barré d’un trait vertical, qui ressemblait au bâton des pèlerins fichus d’une coquille Saint-Jacques. D’où le nom donné à une erreur de typographie : la coquille.
TRIACASTELA
La marche à pied est un hommage à la lenteur, une manière d’assumer nos racines. Nos pieds buttent dans les pierres usées qui entravaient déjà la marche de nos prédécesseurs et la fatigue est la même. A cela s’ajoute la crasse, la vulnérabilité, et la peur qui sont les composantes intemporelles de l’humilité propre au pèlerin. Vertu et détachement des biens matériels de ce monde sont agréés par Dieu. La marche du pèlerin est une pénitence, une prière permanente (certains y ajoutaient le port d’une chaîne nouée autour des hanches ou cheminaient nus pieds). On sait dès le Moyen Âge que la dignité du pauvre, image du Christ souffrant, favorise le rapport à Dieu et permet d’atteindre le Paradis.
Certains pèlerins faisaient un crochet par Ovédio, capitale des Asturies, où se trouvent des reliques attractives (et désaltérantes) : pas moins que du lait de la vierge et du vin des noces de Cana. Par paresse, on se contentera d’un peu de lait de vache additionné de cacao en poudre. Le vin, on s’en passera, même si d’aucuns argumentent que c’est bon contre les courbatures.
Le saviez-vous ?
Lorsque le 25 juillet, jour de la Saint-Jacques, tombe un dimanche, l’année est considérée comme « année sainte ». Une des portes de la cathédrale de Compostelle, la porte du Pardon, murée de pierres et de chaux, est alors dégagée à l’aide d’un marteau d’argent par l’archevêque. Elle restera ouverte pendant un an et ceux qui la franchiront bénéficieront de grâces et d’indulgences supplémentaires. Prochaine année sainte : 2010
En vagabondage depuis plus d’un mois, on n’a rien à se faire pardonner, depuis le Puy notre existence est d’une probité exemplaire. Marcher dans la campagne, le nez au vent, ou marcher vers Compostelle sont deux choses incomparables. La première vous offre une immersion dans la nature
et à cela, la seconde ajoute une dimension mystique, une quête qui se dessine à mesure que la distance au but s’amenuise.
PALAZ DE REI
Les aubergistes espagnols n’avaient pas la réputation d’être d’une scrupuleuse honnêteté. On les soupçonnait de mettre de l’eau dans les pichets de vin, d’utiliser des tonneaux à double fond pour servir un vin différent de celui qu’ils font goûter, d’utiliser de faux poids et mesures et de servir souvent des nourritures douteuses. L’expression « auberge espagnole » provient du fait que l’on ne pouvait être certain de ne pas se faire rouler, à moins de s’y nourrir de ce que l’on apportait. .
SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE
« Tant d’angélus / DING qui résonne / Et si en plus, DING, il n’y a personne ? » , se demande Alain Souchon. Ding, ding, dong, on aurait donc fait tout ça pour rien ? Pas question. Si Dieu est immanent, nous l’avons approché dans notre marche, forgé par l’effort à la fois musculaire et psychique. Si l’homme n’était pas capable d’inventer une intelligence et une force supérieure à la sienne, une détermination qui nous pousse vers les autres et vers des mythes que nos ancêtres nous ont légués, nous n’en serions pas là. Il y a eu trop de bonheurs et de souffrances partagés tout au long du sentier, trop de rencontres, pour ne pas avoir l’impression d’être entrés dans une lumière qui nous éclairera encore longtemps. Ceux qui l’ont fait pourront témoigner d’une candeur renouvelée et d’une aspiration à une vie plus simple. Ils auront, comme nous, perçu l’infini simplicité du bonheur terrestre, et témoigneront qu’il n’est pas de plus grande joie sur terre que de se voir offrir un verre d’eau après une marche torride.
Qui doit-on remercier pour ça ? Dieu ou nous-mêmes ? Les cloches de la tour Berenguela nous donnent raison et semblent ne pas se lasser de saluer notre arrivée ; la plus grosse est même capable de se faire entendre à près de vingt kilomètres. Il ne nous reste plus qu’à respecter les rituels, toucher le pilier central de la cathédrale et saluer les restes supposés de Jacques de Galice, Jacques le mystérieux, ce type incroyable qui a réussi à nous faire faire la plus belle virée de notre vie de piéton.
Pourquoi une coquille comme symbole ?
Sur les côtes de Galice, on raconte qu’un chevalier dont la monture s’est emballée fut précipité dans la mer. Apeuré, le chevalier invoqua saint Jacques et le cheval sortit de l’eau, couvert d’une multitude de coquillages plats, nervurés et larges comme la main. Dès lors, la coquille Saint-Jacques deviendra l’emblème de Compostelle, le symbole du pèlerinage. Traditionnellement, on la ramasse sur la plage du Padron, à l’endroit où la légende fit aborder la barque contenant les reliques de saint Jacques.
A noter que les pèlerins en provenance de Jérusalem rapportent comme symbole une branche de palme.
Notre pèlerinage n’est pas tout à fait terminé. Demain, nous irons (en bus ! la marche à pieds ça suffit !) à Padron, une plage près du cap Finisterre. Cette pointe que nos ancêtres ont longtemps cru être le bout du bout d’une terre supposée être « centre de l’univers », bordée par un océan au-delà
duquel il n’y avait plus rien. On n’y trouvera pas seulement des stigmates du naufrage du pétrolier Prestige, mais aussi d’étonnantes carapaces de mollusques, appelés coquilles Saint-Jacques, cadeaux de la nature offerts en symbole, et conservés en souvenir par tous ceux qui ont franchi le premier pas vers Compostelle… par ceux qui sont convaincus, mais également par ceux qui, avant de juger, sauront que l’empathie ne se nourrit pas seulement de bienveillance. L’expérience commune permettant mieux que tout de comprendre ceux qui nous ont précédés, mais aussi d’apprécier l’autre, ce contemporain dont on ne comprend pas forcément les ferveurs et les croyances, mais avec qui l’on doit partager et non pas se battre.
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Ecrit par jcrey, le nov 21, 2011 • Catégorie: Featured, Non classé, photographie architecture, photographie de mariage, photojournaliste, voyages• Tags: photographe de mariage, photographe mariage • 1 Commentaire • Partagez sur Twitter
































































